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Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : Macron veut une loi européenne
La mesure d'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Résultat, Emmanuel Macron veut dorénavant passer par l'Europe pour imposer ce contrôle.
Le président de la république Emmanuel Macron voulait faire de l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs la mesure phare de la fin de son second mandat. Malheureusement pour lui, la loi qui portait cette idée, et qui avait fait grand bruit sur le web, a finalement été rejetée par le Conseil constitutionnel, ce dernier considérant qu'elle représentait une atteindre disproportionnée à la liberté d'expression. Mais ce n'est pas ça qui va empêcher l'activisme du locataire du Palais de l'Élysée !
La plus haute juridiction constitutionnelle française a rejeté l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Qu'à cela ne tienne, Emmanuel Macron veut que l'Union européenne impose finalement cette volonté, comme indiqué dans une lettre envoyée à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et consultée par l'AFP en début de semaine.
Il lui demande ainsi la mise au point d'un « texte européen », « respectant le droit de l'Union et notre Constitution » qui servirait de « voie de passage cet automne ». Car l'objectif d'Emmanuel Macron, en passant pas ce biais, est de pouvoir obtenir une mesure légale édictée par l'Europe avant son départ du pouvoir, au printemps 2027.
Le chef de l'exécutif espère pouvoir compter sur le soutien d'un certain nombre de pays de l'Union européenne, qu'il a pu convaincre au fil des mois de la nécessité de mettre en place une « majorité numérique ». « Il devient indispensable aujourd’hui d'aller plus loin et d'harmoniser par un nouveau texte européen, une interdiction d'accès aux plateformes de réseaux sociaux pour les moins de 15 ans » indique-t-il dans sa lettre.
Voulant éviter les accusations d'atteinte à la liberté d'expression, il préconise une « vérification d'âge [qui] devra reposer sur un ensemble de solutions nationales et européennes robustes et respectueuses des règles de protection de la vie privée ». Ce à quoi veut aussi s'atteler Bruxelles, qui avait ainsi lancé au printemps dernier son application de vérification d'âge, destinée au futur portefeuille d'identité numérique européen. Une application qui, à peine mise en ligne, avait été immédiatement hackée par des spécialistes, afin d'en montrer les limites. De quoi ne pas s'attendre à voir cette mesure être aussi rapidement mise en place que ne l'espère Emmanuel Macron ?