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L’Ordre des médecins est une "boîte noire" qui "étouffe et protège", dénonce la députée Sandrine Rousseau à propos de l'affaire Le Scouarnec
L'élue écologiste est également corapporteure d'une mission flash à l'Assemblée nationale portant sur les suites à donner sur les 300 viols et agressions sexuelles commis par l'ancien chirurgien. Cette mission formule mardi 27 recommandations portant sur les milieux de la santé et de la justice.
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L’Ordre des médecins est une "boîte noire qui étouffe et protège, et surtout ne permet pas à la justice de se faire", a dénoncé mardi 8 septembre sur franceinfo la députée écologiste Sandrine Rousseau, corapporteure de la mission flash de l’Assemblée nationale sur les suites à donner à l’affaire Joël Le Scouarnec. "L’Ordre des médecins a pour valeur cardinale la confraternité et cette confraternité, on le voit dans l’affaire Le Scouarnec, se pose au-dessus des lois", a-t-elle déclaré.
La mission flash de l'Assemblée nationale formule 27 recommandations pour "qu'il n'y ait plus jamais d'autre affaire Le Scouarnec en France"
L’ancien chirurgien a été condamné en mai 2025 pour près de 300 viols et agressions sexuelles, commis pour la plupart sur des mineurs dans le cadre de son activité professionnelle. Créée en avril 2026 par les commissions des Affaires sociales et des Lois de l’Assemblée nationale, la mission d’information formule mardi 27 recommandations pour "qu’il n’y ait plus jamais d’autre affaire Le Scouarnec en France".
Nous devons absolument redéfinir la notion de confraternité et faire en sorte que les violences sexistes et sexuelles qui relèvent du pénal ou du civil puissent être jugées par la justice et non pas par un entre-soi de médecins dans un huis clos.
Selon Sandrine Rousseau, des médecins ayant signalé à l’Ordre des faits liés à l’affaire ont "pu même être inquiétés par l’Ordre", tandis que l’ancien chirurgien "n’a jamais été inquiété par l’Ordre au nom de la confraternité". La députée affirme que la mission a interrogé procureurs, policiers et gendarmes sur d’éventuels signalements de violences sexuelles effectués par l’Ordre des médecins depuis l’affaire Le Scouarnec. "Toutes ces institutions ont répondu : 'non, jamais'", a-t-elle assuré. "Il n’est pas possible que, vu le nombre de médecins qu’il y a en France, l’Ordre des médecins n’ait jamais eu à signaler des cas de violences sexistes et sexuelles", a-t-elle estimé.
Elle a également déploré que les procédures n’aient pas été suffisamment réformées après l’affaire. "Même les agences régionales de santé n’ont en rien changé leurs procédures suite à l’affaire Le Scouarnec", a-t-elle affirmé. "Aujourd’hui, je ne peux absolument pas vous dire qu’il n’y a pas un deuxième Le Scouarnec", a-t-elle ajouté. La députée estime notamment nécessaire une "réforme en profondeur" des procédures de sanction au sein de l’Ordre et des ARS, ainsi que des mécanismes de signalement et de protection des lanceurs d’alerte.
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