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« Une signature très inhabituelle » : l’objet interstellaire 3I/Atlas révèle enfin dans quel environnement extrême il est né
Il a été découvert début juillet et depuis, les spéculations vont bon train. Quelle est réellement la nature de 3I/Atlas, ce mystérieux objet interstellaire qui voyage dans notre Système solaire ? Certains rêvent qu’il s’agisse d’un engin extraterrestre. Que nous révèlent les toutes dernières données transmises par Hubble ?... Lire la suite
De nouvelles analyses révèlent des détails autour de l'origine de la comète venue d'un autre Système solaire, 3I/Atlas. Une chance inédite d'observer un objet venu d'un environnement très différent de tout ce que nous connaissons autour de nous.
Ce n'est pas tous les jours qu'un visiteur nous vient d'un autre Système solaire, alors lorsque ce phénomène se produit, tous les yeux sont braqués sur lui. Ce fut le cas pour la comète 3I/Atlas. Un objet venu d'ailleurs découvert pour la première fois en juillet 2025 et qui a attiré le regard de tous les télescopes et autres vaisseaux spatiaux disponibles pour en percer les moindres de ses secrets.
Dans une nouvelle étude parue dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, une équipe de chercheurs britanniques ont tenté de comprendre le type d'environnement dans lequel la comète avait vu le jour. Pour cela, ils se sont servis d'observations réalisées entre le 30 novembre et le 2 décembre 2025, de la part du télescope William Herschel, aux Canaries.
Des observations spectroscopiques qui ont pu servir à identifier les ions présents dans la traînée de la comète, et donc de saisir sa composition exacte. Une prouesse en général difficile à réaliser, même pour les comètes qui proviennent de notre propre Système solaire, mais la distance de 269 millions de kilomètres de ce troisième visiteur interstellaire connu, même grande, fut suffisamment réduite pour pratiquer ce suivi.
Ici, les différents éléments repérés sur 3I/Atlas avec, en bleu la poussière, en vert le gaz et, en rouge, les ions. © Lea Ferellec
Plus dans le détail, les scientifiques ont remarqué que la comète laissait derrière elle une grande quantité de diazote comparé à la quantité de monoxyde de carbone. Une particularité insolite à côté des comètes de notre Système solaire, ce qui laisse entendre que 3I/Atlas est née dans un environnement extrêmement froid.
Il a été découvert début juillet et depuis, les spéculations vont bon train. Quelle est réellement la nature de 3I/Atlas, ce mystérieux objet interstellaire qui voyage dans notre Système solaire ? Certains rêvent qu’il s’agisse d’un engin extraterrestre. Que nous révèlent les toutes dernières données transmises par Hubble ?... Lire la suite
La température lors de sa création devait avoisiner les -240 °C, ce qui est plus froid encore que le climat que l'on retrouve sur Neptune ! Cela veut dire que la comète est apparue extrêmement loin de son étoile, encore plus loin que les « nôtres » qui sont parfois nées autour de la ceinture de Kuiper, où la température n'est pas aussi basse.
De plus, en analysant la variation de ce ratio entre les ions, les auteurs ont pu déterminer comment la proximité avec notre Soleil pouvait avoir une influence sur la composition de la comète, et donc mieux comprendre les processus qui se jouent lors de ces voyages interstellaires.