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Les essais nucléaires en Corée du Nord auraient durablement modifié des forces dans la croûte et réactivé des failles !
Si la majorité des grandes puissances ont stoppé leurs essais nucléaires depuis la fin des années 1990, ce n’est pas le cas de la Corée du Nord et dans le contexte actuel de tension croissante entre certains États, mieux vaut rester vigilant sur ce qui peut se passer en sous-sol. Car les essais nucléaires sont désormais souterrains. Avantage : ils sont détectables par les instruments sismologiques. Pourtant, il n’est pas si simple de faire la différence entre un séisme naturel et une explosion.... Lire la suite
Un nouveau petit séisme a été enregistré hier dans la région où ont lieu habituellement les essais nucléaires nord-coréens. Bien que d’origine naturelle, cette sismicité suggère que les précédents essais ont pu endommager la structure du sous-sol et déstabiliser certaines failles.... Lire la suite
Depuis quelques années, le sol tremble anormalement en Corée du Nord, tout particulièrement autour du mont Mantap, une région pourtant considérée comme peu sismique. Si les séismes observés semblent bien être d’origine tectonique, les chercheurs pensent que le déclencheur de cette activité inhabituelle pourrait être lié aux essais nucléaires souterrains réalisés par le pays jusqu’en 2017.
La Corée du Nord a beau être un pays verrouillé par un régime autoritaire d'où ne filtre presque aucune information, il y a toutefois certains événements qu'elle ne peut cacher : ses essais nucléaires. Réalisées en environnement souterrain, ces explosions génèrent en effet de puissantes ondes sismiques qu'il est aisé, pour des sismologues, d'identifier sur des enregistrements de la sismicité régionale.
Si la majorité des grandes puissances ont stoppé leurs essais nucléaires depuis la fin des années 1990, ce n’est pas le cas de la Corée du Nord et dans le contexte actuel de tension croissante entre certains États, mieux vaut rester vigilant sur ce qui peut se passer en sous-sol. Car les essais nucléaires sont désormais souterrains. Avantage : ils sont détectables par les instruments sismologiques. Pourtant, il n’est pas si simple de faire la différence entre un séisme naturel et une explosion.... Lire la suite
On sait ainsi qu'entre le 9 octobre 2006 et le 3 septembre 2017, la Corée du Nord a réalisé six essais nucléaires sur le site de Punggye-ri, sous le mont Mantap.
Beaucoup d'informations peuvent être tirées de ces signaux sismiques, notamment la puissance de la charge testée. Mais cette surveillance a révélé d'autres éléments intéressants, non pas pour les militaires, mais pour les géologues.
Les enregistrements sismiques (réalisés en Chine) des différents essais nucléaires réalisés par la Corée du Nord. On note la puissance du dernier en date, qui a produit un séisme de magnitude 6,3. © Sakvaka, Wikimedia Commons, domaine public
Habituellement, ces explosions génèrent à leur suite de nombreux petits séismes, qui sont liés à la fracturation et au réajustement de la roche autour de la cavité créée par l’explosion. Cette activité sismique diminue cependant rapidement avec le temps.
Sauf que depuis septembre 2017, les scientifiques remarquent quelque chose de nouveau : au lieu de diminuer après l'explosion, l'activité sismique a au contraire commencé à augmenter trois semaines après. Une tendance qui ne s'est pas arrêtée, bien au contraire : la sismicité à proximité du site d'essai nucléaire a persisté et s'est même intensifiée ces dernières années.