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« Elle ne tourne pas comme elle le devrait » : cette exoplanète pose un sérieux problème aux astronomes
L'accès aux sciences, aussi bien pour le grand public que pour les autodidactes courageux, ne cesse de se développer depuis deux décennies. Tout un chacun peut ainsi se former à la connaissance fascinante du monde des exoplanètes, découvrir comment on les détecte et bien d'autres choses encore à leur sujet, comme le montre une playlist du CEA.... Lire la suite
Il semble que plus les astronomes découvrent d’exoplanètes, plus ils en perçoivent la grande diversité. Et, avec son orbite oblongue d’une incroyable excentricité, la super-Jupiter HR 5183 b en constitue un nouvel exemple surprenant.... Lire la suite
L’exoplanète GJ 3090 b tourne autour d’une naine rouge de type M, parmi les étoiles les plus abondantes de la Voie lactée, à environ 73 années-lumière seulement du Système solaire. En l'examinant de plus près, les astronomes ont découvert qu'elle semblait défier les mécanismes de formation habituels des planètes.
Cela devient un lieu commun que de rappeler que beaucoup de chemin a été parcouru dans le monde des exoplanètes par les astronomes depuis la première découverte, en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz, de tels astres autour d'une étoile sur la séquence principale, en l'occurrence celle de 51 Pegasi b.
Cependant, bien qu'en septembre 2026, plus de 8 290 d'entre elles soient connues dans la Voie lactée et comptabilisées par le célèbre site de l'Encyclopédie des planètes extrasolaires, fondé par Jean Schneider de l'observatoire de Paris, nous n'en sommes encore qu'au début de l'exploration de ce monde.
On pourrait presque dire qu'il ne se passe pas un mois sans qu'au moins une découverte intéressante sur les exoplanètes ne soit annoncée, notamment en rapport avec le télescope spatial James-Webb.
L'exoplanète qui est sur le devant de la scène aujourd'hui fait l'objet d'un article dans la revue Astronomy & Astrophysics, mais une version en accès libre se trouve aussi sur arXiv. Elle appartient à la catégorie des planètes sub-Neptuniennes, la classe d'exoplanètes la plus abondante dans notre Galaxie, comme l'explique un communiqué de l'Université de Genève (Unige) et ce sont des membres de son Département d'astronomie qui ont dirigé le travail publié aujourd'hui.
Les méthodes de détection des exoplanètes se sont largement diversifiées depuis les années 1990. Elles peuvent se classer en deux grandes catégories, les méthodes directes et les méthodes indirectes. Les trois méthodes principales sont la méthode directe d’imagerie, la méthode indirecte du transit et la méthode indirecte de la vitesse radiale. © CEA Recherche
À priori, une sub-Neptune, ce n'est donc pas particulièrement exotique, d'autant plus que l'exoplanète GJ 3090 b tourne autour d'une naine rouge de type M, parmi les étoiles les plus abondantes de la Voie lactée. De plus, GJ 3090 b a initialement été découverte par la méthode des transits planétaires en utilisant le Transiting Exoplanet Survey Satellite (Tess), un télescope en orbite de la Nasa. Aujourd'hui, c'est la méthode des vitesses radiales qui a été utilisée via le spectrographe NIRPS, construit en partie à Genève et qui est installé à l'Observatoire de La Silla au nord du Chili.
L'accès aux sciences, aussi bien pour le grand public que pour les autodidactes courageux, ne cesse de se développer depuis deux décennies. Tout un chacun peut ainsi se former à la connaissance fascinante du monde des exoplanètes, découvrir comment on les détecte et bien d'autres choses encore à leur sujet, comme le montre une playlist du CEA.... Lire la suite