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Test Ninja Crispi Pro : l'airfryer modulaire qui fait le pari du verre pur
En remplaçant le traditionnel tiroir revêtu de Téflon par d'élégantes cuves en verre, le Ninja Crispi Pro promet une cuisson plus saine et une polyvalence inédite. Un changement de paradigme audacieux, qui s'accompagne toutefois de quelques compromis ergonomiques.
Ninja n'en est pas à son coup d'essai en matière d'innovation dans le secteur du petit électroménager culinaire. Alors que tous les fabricants déclinent le concept du bloc en plastique abritant un bac coulissant à revêtement antiadhésif, Ninja décide de rompre cette monotonie avec sa gamme Crispi.
Le concept est aussi séduisant qu'esthétique : éliminer totalement les revêtements controversés type PTFE (téflon) pour rassurer les consommateurs exigeants sur la santé. Cette transparence totale permet non seulement de surveiller la cuisson en temps réel, mais elle offre surtout une solution “tout-en-un” : on prépare, on cuit, on sert à table et on conserve les restes dans un seul et même contenant.
Dans cette déclinaison Pro lancée à 250 €, l'airfryer monte en gamme et en capacité. Il est livré ainsi avec deux généreux bols en verre (2,3 l et 5,7 l), des grilles de surélévation pour la circulation de l'air, ainsi que des couvercles de stockage hermétiques. Le panneau de commandes s'enrichit également pour proposer sept modes de cuisson, couvrant tous les besoins, de la friture sans huile au réchauffage, en passant par la déshydratation.
Sorti de son carton, le Ninja Crispi Pro surprend agréablement par son gabarit contenu. Loin des imposants monolithes en plastique noir qui accaparent souvent nos plans de travail, cet airfryer modulaire se contente d'une empreinte au sol d'environ 30 cm de côté. Mais au-delà de sa compacité, c'est son allure générale qui séduit.
Avec ses proportions équilibrées et l'intégration de matériaux nobles, l'appareil se montre particulièrement élégant. Le choix du verre pour les cuves n'y est pas étranger ; il confère un indéniable cachet premium à l'ensemble, tout en rassurant les utilisateurs soucieux d'éviter les revêtements antiadhésifs controversés. C'est un bel objet que l'on peut laisser installé sur un plan de travail sans rougir.
Cette dimension esthétique s'accompagne d'une modularité astucieuse. L'appareil est livré avec un équipement complet : une station de chauffe de 2050 W abritant le panneau de commandes, deux bols en verre (5,7 l et 2,3 l), leurs grilles de surélévation respectives, deux couvercles de conservation et un livret de recettes. Précisons au passage qu'une cuve intermédiaire de 3,8 l existe bien dans cette gamme, mais Ninja a fait le choix de la proposer uniquement en accessoire supplémentaire.
Sur le papier, multiplier les contenants laissait craindre un cauchemar de rangement. Il n'en est rien, puisque les éléments s'imbriquent les uns dans les autres pour un encombrement minimal. Le constructeur pousse d'ailleurs le concept du “tout-en-un” jusqu'au bout. Grâce aux couvercles fournis, les restes filent directement au réfrigérateur sans avoir à transvaser la préparation dans une boîte de conservation.
L'ergonomie au quotidien a également été revue par rapport à la première génération. Si le Crispi premier du nom obligeait à soulever le lourd bloc abritant la résistance et le ventilateur pour accéder aux aliments, cette version Pro rectifie le tir. Il est désormais possible de retirer simplement le bol en verre en l'agrippant par ses deux poignées latérales, ce qui allège considérablement la manipulation.
Une évolution appréciable, complétée par la présence d'une base adaptatrice amovible. Celle-ci permet au bloc-moteur de s'ajuster parfaitement aux différents diamètres de cuves. Par ailleurs, la transparence absolue du verre sur 360° évite de multiplier les ouvertures : on jauge la coloration des frites ou d'un poulet d'un simple coup d'œil, sans créer la moindre déperdition de chaleur.