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J’ai conduit la Peugeot e-208 GTi sous la pluie : enfin une voiture électrique Stellantis qui impressionne
Voitures •
2026
Peugeot vient de ressusciter le badge le plus mythique de son histoire avec la e-208 GTi. Trois lettres qui ont fait vibrer toute une génération d’automobilistes. Sauf que cette fois, il n’y a plus de moteur essence sous le capot. La première Peugeot GTi depuis des années est une voiture électrique.
Je sais ce que certains vont dire : sacrilège. Une GTI électrique, ce serait une contradiction dans les termes puisque cela signifie Grand Tourisme Injection. Difficile de trouver de l’injection sur un moteur électrique.
Sauf que Peugeot n’a pas fait les choses à moitié : 281 ch, et surtout un différentiel autobloquant mécanique. Du vrai matériel, qui va plus loin qu’une simple optimisation logicielle d’une voiture déjà existante.
Je l’ai conduite pendant quelques heures autour de Glasgow et du lac Achray, en Écosse, sur des départementales, des routes communales étroites et des petites routes bosselées. Avec deux contraintes à garder en tête pour la suite : on roule à gauche, et la chaussée était mouillée, voire franchement détrempée, une bonne partie de la journée.
Pas idéal pour aller chercher les limites d’une sportive. Mais c’est justement un excellent révélateur de la motricité d’une traction de 281 ch.
Avant d’aller plus loin dans l’essai, sachez que nous avons déjà testé la Peugeot e-208 classique. Donc nous n’allons pas forcément entrer ici dans tous les détails de la voiture, vous pouvez donc vous référez à notre essai plus « civilisé » pour certains détails.
Pour comprendre l’enjeu, il faut remonter aux années 80. Peugeot sort alors la 205 GTI, puis la 309 GTI : des petites bombes légères, joueuses et énergiques, qui ont rendu la sportivité accessible au plus grand nombre. Ces voitures sont devenues un symbole, un morceau du patrimoine automobile français.
Puis les normes environnementales sont passées par là, et Peugeot a rangé le badge au placard. Exit la 208 GTi thermique, exit la 308 GTi.
En collant ces trois lettres sacrées sur une électrique, Peugeot joue donc avec le feu : s’il trahit le mythe, il fâche toute une communauté de passionnés. Mais il y avait aussi une logique : toutes les citadines Peugeot ont eu leur version sportive depuis la 104 en 1974, soit plus de cinquante ans de tradition.