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Voiture électrique : pour Jim Farley (Ford), l'Europe a déjà perdu face aux constructeurs chinois
On voit de plus en plus de véhicules électriques chinois en Europe. Ce qui serait le début d'une conquête irréversible du Vieux Continent, selon le patron de Ford Jim Farley.
La pénétration des constructeurs chinois de voitures électriques sur le marché européen se fait rapidement, avec les 1 million de voitures écoulées par an qui devraient être atteints à l'horizon 2030. Et ce serait un mouvement que l'Europe ne pourrait déjà plus contrecarrer, si l'on en croit les paroles d'un grand capitaine d'industrie du secteur américain.
Le patron de Ford Jim Farley ne prend clairement à la rigolade les constructeurs électriques chinois. Discutant de leur arrivée en Europe, il a ainsi expliqué qu'il était déjà « trop tard » pour l'Europe.
À l'appui de ses propos, les chiffres de vente des grandes marques de l'empire du Milieu chez nous. Ces constructeurs ne vendaient ainsi quasiment rien en Europe en 2020, pour une part de marché dorénavant estimée en août 2026 à près de 12%. Ces mêmes constructeurs ont par ailleurs vu leur part de marché mondiale croître de 70% entre 2020 et 2025.
Et quand le grand patron dit qu'il est trop tard, il entend utiliser l'Europe comme un contre-exemple pour pousser les États-Unis à mieux se prémunir face à cette nouvelle concurrence féroce. Pour lui, les autorités américaines doivent prendre leur temps quant à l'assouplissement des barrières douanières, qui empêchent les entreprises chinoises de prendre pied outre-Atlantique.
Pour rappel, les États-Unis appliquent aujourd'hui des droits de douane prohibitifs sur les véhicules électriques chinois, qui dépassent les 100%. Des barrières réglementaires, justifiées notamment par des soucis de sécurité nationale, accompagnent ces droits bien plus élevés qu'en Europe, et dissuadent à l'heure actuelle tout mouvement d'importation massive de voitures BYD, Nio et autre Xpeng.