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"Je décide d'aller cacher le corps", "je la mets sur l'épaule" : ce que Cédric Jubillar a dit en interrogatoire deux semaines avant la reconstitution du meurtre de sa femme
Cédric Jubillar a été entendu le 18 septembre sur les circonstances dans lesquelles il a dissimulé le corps de son épouse, alors qu'une reconstitution du meurtre de Delphine Aussaguel est organisée vendredi dans le Tarn.
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Qu'a fait Cédric Jubillar après avoir tué sa femme Delphine ? Comment a-t-il dissimulé son corps ? Autant de questions sur lesquelles se pencheront les enquêteurs vendredi 2 octobre lors d'une reconstitution organisée dans le Tarn. Ils devront notamment confronter le peintre-plaquiste à ses dernières déclarations.
Jugé coupable du meurtre de Delphine Aussaguel, malgré ses dénégations, et condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar a changé début juillet de ligne de défense, admettant avoir étranglé sa femme lors d'une dispute. "Je voulais qu'elle se taise. Je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré", avait-il alors relaté.
Il avait raconté l'avoir transportée sur son dos et déposé dans le coffre de sa voiture. Le 16 juillet, des ossements appartenant à l'infirmière de 33 ans ont pu être exhumés dans un champ de la commune de Mailhoc (Tarn), sur les indications de l'accusé.
La reconstitution de la nuit du meurtre se déroulera à Cagnac-les-Mines et Mailhoc, pour vérifier si les aveux prononcés en juillet correspondent aux constatations effectuées lors de l'enquête. C'est la raison pour laquelle Cédric Jubillar a longuement été questionné sur ses agissements après la mort de Delphine Aussaguel, selon nos informations, face à une magistrate toulousaine lors d'un nouveau interrogatoire, qui a eu lieu le 18 septembre.
Sur le déroulé des faits dans la soirée, Cédric Jubillar a réitéré ses déclarations, expliquant avoir "enroulé [ses] mains autour de son cou" et avoir "serré avec [ses] deux mains". "J'étais dans un état second, je n'ai pas senti ma force", a-t-il appuyé, ajoutant peu après : "Je l'ai étranglée donc elle n'a pas crié." Puis, selon son récit, il a pris "un moment pour réfléchir" à ce qu'il avait fait : "Je reste devant elle, je la regarde." Selon ses dires, c'est le seul moment où Cédric Jubillar a pris le temps de penser à ses actes. La suite de son comportement est guidée par la "précipitation", car il "panique", ce qui explique qu'il a oublié certains détails, selon ses affirmations.
"Je décide d'aller cacher le corps. Je la prends, je la mets sur l'épaule et je vais la poser dans le coffre de la voiture", a-t-il expliqué ensuite. Il s'habille et 15 à 30 minutes plus tard, il part en voiture. "Je roule, je roule, je cherche un endroit où je pouvais dissimuler son corps", a déclaré Cédric Jubillar, qui assure donc ne pas avoir prémédité son geste. S'il a choisi ce champ de Mailhoc, ce n'est pas car il l'a "repéré" auparavant, martèle-t-il, c'est parce qu'il y a "des monticules de terreau", donc il le sélectionne sans réfléchir.
"J'ai creusé un trou assez grand pour la mettre", "je l'ai mise dans le trou et je l'ai cachée", poursuit Cédric Jubillar, qui affirme encore l'avoir portée sur son épaule droite, comme lorsqu'il est sorti de leur domicile. Il dit également avoir poussé le terreau "à la main", sans difficultés et sans "outils", car "c'était friable". Selon nos informations, Cédric Jubillar a encore assuré, au cours de cet interrogatoire, être "sincère" et ne pas "mentir". "Cette nuit-là j'ai brisé la vie de plusieurs familles, de Delphine et de la mienne, des enfants et tout ce qui va avec", a-t-il conclu.
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