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VIDEO. "L'accueil des élèves n'est plus possible" : à l'intérieur du lycée de Nantes au hall dévasté par des incendiaires en marge de la mobilisation lycéenne
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À Nantes (Loire-Atlantique), les lycéens ont vu brûler leur propre établissement dans la matinée, jeudi 1er octobre. Le hall du lycée Nelson Mandela a été ravagé par les flammes, sans faire de blessés. Un incendie volontaire, selon la direction, tandis que des élèves mobilisés expriment leur colère de voir leur mouvement associé à ces destructions.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le désarroi d'un proviseur errant dans son lycée en partie détruit. Tout autour de lui, écrasés au sol, gisent des pans de toiture carbonisés. Du mobilier scolaire figé dans les débris noircis. La chaleur du feu a fait éclater toute la verrière. "Les élèves sont particulièrement choqués, les personnels aussi, de cette situation de violence. Et c'est inédit pour des feux sur l'agglomération nantaise, à cette échelle-là", confie Giovanni Colavecchi, proviseur du lycée Nelson Mandela à Nantes.
Tôt ce jeudi 1er octobre au matin, plusieurs dizaines d'individus cagoulés prennent pour cible l'établissement, jetant des projectiles sur la façade. En quelques minutes, un feu de poubelle prend de l'ampleur et tout le hall s'embrase. Le lycée Mandela de Nantes brûle, victime d'un incendie volontaire, sous les yeux d'élèves sidérés.
"Au moment où il y a eu les premiers départs de feu, il y avait encore des gens à l'intérieur et juste devant la porte. Donc, quand on s'est retrouvé face au feu, […] on a quand même eu peur pour les gens qui étaient encore à l'intérieur", raconte Siméon Grand, élève du lycée.
Les flammes et les fumées sont visibles à des kilomètres. À leur arrivée, les forces de l'ordre tentent de disperser la foule. Mais la tension monte rapidement. Aux tirs de mortier, les policiers ripostent avec leurs grenades lacrymogènes. Selon la préfecture, les incendiaires présents n'étaient pas des élèves de l'établissement. L'incendie a pu être éteint en fin de matinée et n'a pas fait de victimes, mais le réfectoire et plusieurs classes sont inutilisables.
Il s'agit d'un établissement récent, un bâtiment de 64 millions d'euros, construit tout de bois et de verre, où 1 700 lycéens sont scolarisés. "L'accueil des élèves n'est plus possible dans la situation actuelle. On aura une cellule d'écoute qui va être mise en place dans les prochains jours", précise Giovanni Colavecchi.
Le lycée ne devrait pas rouvrir avant les vacances de la Toussaint. En attendant, les cours seront dispensés à distance.
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