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Actualité : Coque, protections photo, IP68 : pourquoi vous protégez mal votre smartphone depuis toujours
Pensant préserver leur précieux smartphone des accidents, des millions d’utilisateurs multiplient sans le savoir les erreurs et faux réflexes de protection pouvant détruire à petit feu châssis, écran, optiques et composants internes.
© VADZIM SHUBICH/Shutterstock - Protéger son smartphone est essentiel, mais les solutions proposées ne sont pas aussi infaillibles que vous le pensez.
Qu’ils coûtent 100 € ou plus de 1000 €, nos smartphones sont quasiment tous protégés afin de nous éviter de repasser à la caisse après une mauvaise chute. Coques, verres trempés sur l’écran et les capteurs photo, voire nettoyage à l’alcool et au gel hydroalcoolique sont autant de solutions ayant tout du parfait bouclier, en tout cas en apparence. L’industrie des accessoires entretient en effet des mythes tenaces qui procurent un faux sentiment de sécurité, alors que certains réflexes accélèrent l’usure de l’appareil au lieu de le préserver.
Continuer d’utiliser un téléphone dont l’écran est fissuré semble tentant, tant que la dalle tactile répond encore. Beaucoup repoussent alors la réparation en considérant ce défaut comme purement cosmétique, alors qu’il peut ouvrir la voie à des pannes bien plus destructrices. En brisant l’hermétisme d’origine de la dalle, la moindre fissure détruit l’étanchéité. La transpiration au fond d’un pantalon, un temps humide ou une immersion rapide peuvent ainsi faire pénétrer l’eau au cœur de votre smartphone.
Au-delà des infiltrations, le verre brisé ne protège plus l’afficheur des contraintes du quotidien. Une simple pression exercée en s’asseyant avec le mobile en poche ou un appui un peu trop ferme peut endommager l’écran en profondeur, générant des taches d’encre noire, des lignes parasites irréversibles, voire une panne totale de l’affichage ou de la surface tactile. Les micro-éclats de verre invisibles au niveau de la fissure peuvent, au passage, entailler la pulpe des doigts.
Un écran fissuré, même légèrement, n’est pas à prendre à la légère.
Pour éviter justement de fissurer l’écran, le réflexe quasi universel consiste à y coller un verre trempé. Si ce bouclier apporte un réconfort immédiat et encaisse sans broncher les rayures de clés ou les chutes à plat, il possède un angle mort critique : il ne peut rien contre les chocs latéraux. Quand le téléphone heurte le sol par la tranche ou un coin du châssis, le plastique ou le métal subit alors une micro-torsion brutale.
Cette déformation mécanique se transmet instantanément sous la protection, pouvant alors fissurer la dalle d’origine, tandis que l’accessoire en surface ressort indemne, sans la moindre égratignure. Le verre trempé protège donc de l’abrasion, mais n’empêche absolument pas la destruction progressive ou définitive de l’écran, chute après chute. Une fausse impression d’invulnérabilité qui peut vous coûter très cher si vous négligez les autres zones d’impact.
Le verre trempé fait des miracles sur l’écran, mais ne sauve pas de tous les chocs.
Enfermer son smartphone dans une coque semble clore tout débat sur la sécurité physique de l’appareil. En réalité, une écrasante majorité des modèles vendus privilégient la finesse et l’esthétique au détriment de l’absorption réelle des chocs. Trop rigides ou dénuées de rebords suffisamment surélevés, ces protections n’empêchent pas l’écran de toucher directement le sol sur du bitume ou des gravillons. À l’impact, l’onde de choc traverse d’ailleurs le châssis sans être absorbée, provoquant des dégâts internes immédiats.