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Test Sunseeker Elite X7 Gen 2 : le robot tondeuse tout-terrain taillé pour les grands terrains difficiles
Sunseeker revient avec une X7 Gen 2 qui abandonne totalement l’antenne RTK au profit d’un positionnement par réseau, et promet d’avaler jusqu’à 3 000 m² de pelouse. Sur le terrain, la tondeuse impressionne par ses déplacements et la qualité de sa coupe, mais quelques angles morts logiciels viennent tempérer notre enthousiasme.
Le marché du robot tondeuse a définitivement tourné la page du câble périphérique. En 2026, la bataille se joue ailleurs : sur la précision du positionnement, la capacité à franchir des terrains difficiles, et la finesse de la détection d’obstacles. Sunseeker arrive sur ce terrain avec une X7 Gen 2 qui coche méthodiquement toutes les cases.
La marque abandonne l’antenne RTK traditionnelle, celle qu’il fallait planter en hauteur et dégager de tout obstacle, pour un système baptisé AONavi 2.0. Le principe combine un positionnement RTK par réseau, via un module 4G intégré, avec une navigation visuelle VSLAM 2.0 qui prend le relais dès que le signal satellite faiblit. Résultat : plus rien à installer dans le jardin en dehors de la station de charge. Le tout est piloté par une puce IA de 10 TOPS, un double disque de coupe de 35 centimètres et une transmission intégrale annoncée capable d’affronter des pentes à 35 degrés.
Pour ce test, j’ai fait appel à mon meilleur ami, qui a accepté de me prêter son jardin pour l’occasion. Un terrain d’environ 3 000 m², légèrement vallonné, criblé de trous et avec tout ce qu’un extérieur familial compte d’obstacles : trampoline, but de football, bâche de piscine en attente. Merci à lui, et autant dire que le terrain de jeu était idéal pour éprouver les promesses du constructeur.
Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.
La boîte est un sacré morceau, et la documentation fournie ne fait pas dans la légèreté. Paradoxalement, c’est plutôt bon signe : tout est décrit avec précision, et l’installation se déroule sans la moindre difficulté. C’est l’un des bénéfices directs de l’abandon de l’antenne RTK. Là où les générations précédentes imposaient de trouver un emplacement dégagé, de planter un mât et de prier pour que le signal passe, il suffit ici de poser la station de charge et de laisser le module 4G faire son travail.
Après la charge initiale, l’appairage passe par le Bluetooth puis le Wi-Fi. Petite surprise au passage : la box se trouve très loin de la station, et la connexion est tout de même passée sans broncher. Un bon point pour les jardins dont la base se situe en fond de terrain, loin de la maison.
La cartographie s’enchaîne naturellement. On pilote le robot depuis l’application pour faire le tour de la propriété, et l’opération se révèle intuitive et sans accroc. La définition des zones à éviter est tout aussi simple, ce qui m’a permis d’exclure rapidement le but des enfants, le trampoline et la bâche destinée à la future piscine. L’application propose ensuite un planning de tonte que l’on affine à sa guise, en jouant sur les plages horaires, la vitesse de déplacement et l’espacement entre les passages. Je l’ai réglé au plus serré, quasiment au brin d’herbe près.
C’est ici que la X7 Gen 2 convainc le plus rapidement. Le double disque de 35 centimètres, équipé de six lames réparties uniformément, abat un travail remarquable. J’ai réglé la hauteur de coupe à 5 centimètres sur un terrain sortant d’un épisode de sécheresse, envahi de mauvaises herbes en tout genre. La moindre plante y est passée.
Deux éléments expliquent ce résultat. D’abord une largeur de coupe de 35 centimètres, généreuse pour un robot de cette catégorie, qui réduit sensiblement le nombre de passages nécessaires pour couvrir la surface. Ensuite le double plateau flottant, capable de suivre les irrégularités du sol plutôt que de scalper les bosses et d’ignorer les creux. Sur un terrain aussi accidenté que celui-ci, la différence se voit au premier coup d’œil.