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Actualité : À seulement 27 ans, elle achète un vieux bus scolaire à 5 000 € et le transforme en maison pour ne "plus payer de loyer à un propriétaire"
De plus en plus de Français s’intéressent à la van life et au lieu d’investir dans un véhicule neuf, en retapent un à moindre frais. À seulement 27 ans, c’est ce que Danielle, qui vit outre-Atlantique, a décidé de faire en rachetant un ancien bus scolaire Chevrolet Express pour environ 5 000 €. Elle vit désormais dans une maison sur roues de 10,4 m² équipée de tout le nécessaire pour vivre.
C’est en septembre 2021 que Danielle repère le Chevrolet Express sur la Marketplace de Facebook pour 5 500 $, soit environ 5 000 €, le tout avec 320 000 kilomètres au compteur. La jeune femme de 27 ans était à ce moment à la recherche d’un véhicule avec bien plus d’espace qu’un fourgon, mais surtout une idée précise en tête : choisir elle-même chaque élément de son futur logement sur roues.
Au final, le projet lui a coûté 30 000 $, soit environ 27 600 €. Lorsque l’on retire le prix du bus, c’est 21 800 € de facture pour les travaux et le matériel. Dans le détail, les panneaux solaires ont coûté 2 000 $ à Danielle. Pour l’isolation, ce fut environ 900 $ et 400 $ pour la plomberie.
Près de 85 % du chantier a été réalisé par Danielle elle-même pour réduire les coûts, et ce alors qu’elle n’avait jamais utilisé d’outils électriques de sa vie. Bref, une vraie détermination pour arriver au bout de ce projet colossal en solitaire. Et bien évidemment, l’intérieur n’a plus rien à voir avec un véhicule qui transportait des élèves avec ses rangées de sièges.
Danielle a installé un lit double, une cuisine avec deux plaques à induction, une douche, un réfrigérateur, des toilettes sèches et une ouverture vers le toit. Il lui aura donc fallu trois ans pour fabriquer son véritable cocon. Mais tout ne fut pas simple et Danielle raconte qu’après une journée à fixer seule de grands panneaux de contreplaqué au plafond dans le froid, elle a craqué. "Je crois que j’ai pleuré ce jour-là", confie Danielle.
Le coût du logement aux États-Unis l’a aussi poussée dans sa décision alors qu’elle rêvait d’une vie de nomade depuis l’enfance. "Je ne voulais pas de ça pour moi", explique-t-elle. Puisque pour elle, l’objectif est de ne pas de travailler uniquement pour payer un loyer.
Évidemment, ne pas payer de loyer à un propriétaire ne signifie pas vivre gratuitement. Danielle paie l’essence, l’assurance, l’entretien et parfois un emplacement. Pour l’eau propre et la vidange, il faut également qu’elle s’organise. Mais en retour, elle profite d'un énorme privilège : se déplacer n’importe où dans son cocon sur roues et ne pas à payer un loyer à un propriétaire. La liberté, en somme, pour beaucoup qui rêvent aussi de ce genre de vie.
Et en France, ce genre de projet est-il possible ? Bien sûr, puisque d’anciens véhicules de transport scolaire sont régulièrement proposés sur le marché, comme des Renault Trafic de 12 mètres², entre 5 500 et 10 000 €, selon l’âge et le kilométrage. On trouve aussi des Renault Trafic ou Master plus petits avec des prix entre 1 900 et 2 500 €. Le choix dépend surtout de l’espace recherché, du poids du véhicule.
Et il y a des familles connues pour ça. Par exemple, la famille française Roadcats Family voyage dans un ancien autobus avec tout le nécessaire pour vivre avec des enfants. Il y a également une autre famille française qui a transformé un ancien bus scolaire utilisé entre le Calvados et la Vendée en logement de 30 mètres² pour six personnes, comme le rapporte La Maison Écologique qui a visité le lieu de vie de Stéphanie, Arnaud et leurs quatre enfants.
En revanche, c’est bien plus lourd administrativement qu’aux États-Unis. Pour circuler comme logement, un ancien bus passe par une validation appelée réception à titre isolé. C’est la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement qui examine le dossier.