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Qui se cache derrière le vol de "L'Apocalypse", le livre de plus de 200 kilos notamment signé par Salvador Dalí ?
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Un livre de 210 kilos, une couverture en bronze signée Salvador Dalí… Une œuvre unique a disparu dans la nuit de dimanche 4 octobre à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Le "Livre de l’Apocalypse" a été dérobé dans un centre d’art contemporain. Quatorze artistes et écrivains, dont Jean Cocteau et Bernard Buffet, avaient participé à sa création. Comment les voleurs ont-ils pu emporter un ouvrage aussi imposant ? Les gendarmes enquêtent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Il pèse 210 kg, et c'est l'un des livres les plus lourds du monde, une œuvre monument : L'Apocalypse, de l'Auvergnat Joseph Forêt. Il a été dérobé dans un centre d'art privé du Puy-de-Dôme. En 1961, lorsqu'il est publié sous le regard des caméras, c'est le plus cher de son époque, à 100 millions d'anciens francs. S'il est rare, c'est en raison de ses contributeurs : Salvador Dalí en a ainsi réalisé la couverture.
"Une fois que le bronze a été coulé, il a ajouté des pierres précieuses, que l'on voit très bien, des fourchettes en or, un Christ qui est peint sur une plaque d'or", décrivait en décembre 2020 Christian Karoutzos, propriétaire actuel du livre. Et de désigner les artistes qui ont participé à sa création : "Ici, Cocteau, Buffet…" Au total, 14 artistes de renommée ont signé les 150 parchemins qui se présentent comme des pages libres à côté de l'ouvrage en bronze. Les spécialistes évaluent aujourd'hui l'ensemble à un million d'euros.
"Il a une valeur artistique importante en soi, beaucoup plus que sa valeur individuelle, de chacun des objets qui pourrait le composer. Quel voleur peut s'intéresser à un objet qui pèse 210 kilos ? Je laisse la question ouverte", commente Jean-Christophe Castelain, rédacteur en chef du Journal Des Arts.
Qui est le commanditaire ? Un collectionneur privé ? Des trafiquants d'art ? Les enquêteurs analysent la vidéosurveillance de l'établissement pour en savoir plus.
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