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Les TV OLED marquent-ils encore en 2026 ? Voici ce que montrent les tests les plus récents
Phénomène rare ou réel sujet à inquiétude ? Inhérent aux dalles OLED, le burn in fait toujours parler de lui et est encore vu par beaucoup comme un frein à l’achat d’un écran OLED. Est-ce à raison et faut-il réellement s’en soucier ? Nous avons réuni quelques éléments de réponse pour tenter d’y voir un peu plus clair.
Mise à jour du 5 octobre 2026 : ce dossier a été actualisé avec le lancement du nouveau protocole Longevity 3.0 de RTINGS, qui doit suivre pendant deux ans les dernières générations d’écrans OLED et mesurer leur résistance au vieillissement et au burn-in.
L’OLED a beaucoup évolué ces dernières années. Intégrée à de nombreux produits, de nos smartphones à nos téléviseurs, cette technologie d’affichage s’est largement démocratisée, si bien qu’on la retrouve désormais sur des moniteurs PC et écrans gaming, mais aussi sur laptops et autres consoles portables.
Depuis la première publication de ce dossier, le paysage a sensiblement évolué : LG Display a inauguré une nouvelle architecture de dalle dite « Tandem », le test au long cours de RTINGS a livré son verdict après trois années de torture, tandis qu’un nouveau protocole consacré aux dernières générations d’écrans vient de débuter, et les garanties couvrant spécifiquement le burn-in se sont largement répandues sur les moniteurs OLED, jusqu'à atteindre quatre ans chez certains constructeurs. Autant de nouveautés qui méritaient une mise à jour complète de ce dossier. Alors, en 2026, faut-il toujours craindre le marquage en achetant un écran OLED ?
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont répondu à notre enquête sur le marquage OLED. Vos retours nous ont permis d’y voir plus clair sur la situation, de mieux comprendre la déception induite par ce phénomène chez de nombreux utilisateurs et de constater les dégâts sur des séries de téléviseurs plus ou moins récentes. Nous remercions également tous ceux qui nous ont envoyé des images de leur téléviseur marqué et donné leur autorisation pour les utiliser afin d'alimenter le dossier qui suit.
Comme c’était auparavant le cas avec les écrans plasma, et avant eux les écrans à tubes cathodiques, l’OLED peut lui aussi être sujet au phénomène de burn in, une rétention d’image d’abord temporaire, qui peut devenir permanente dans certains cas. En clair, les éléments statiques d’une image affichée trop longtemps peuvent continuer d’apparaitre en surimpression sur l’écran. Dans le meilleur des cas, cela ne durera qu’un court instant, hélas le marquage de la dalle peut aussi devenir permanent, cela se produit généralement après plusieurs milliers d’heures à revenir sur des programmes où les mêmes éléments statiques apparaissent.
Contrairement aux affichages LCD qui utilisent un rétroéclairage, les écrans OLED disposent de pixels auto-émissifs, capables de produire leur propre lumière. Pour ce faire, ils utilisent des matériaux organiques qui, sous l’effet d’un champ électrique, vont produire les fameux photons : c’est le principe d’électroluminescence. C’est au niveau des sous-pixels que la couleur est créée, avec des structures horizontales de type WRGB (quatre sous-pixels) qui ont recours à une couche émissive blanche dans le cas des dalles fabriquées par LG Display, là où Samsung Display a recours à une couche émissive bleue et une structure RGB qui est donc constituée de trois sous pixels disposés en triangle pour ses dalles QD-OLED.
Le burn in est tout simplement causé par la dégradation de ces matériaux organiques. Exposés à une luminosité et à des températures élevées, ils vont progressivement se dégrader, de manière inégale la plupart du temps, pour la simple raison que certains pixels vont être plus sollicités que d’autres en fonction du contenu affiché à l’écran. Par conséquent, les images affichant des contenus lumineux statiques participent à cet inexorable processus de dégradation.
Pour vous donner un autre exemple concret, l’image ci-dessous, issue des tests de burn-in menés par Rtings, montre parfait