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Cannabis et « bad trip » : pourquoi certains fumeurs sont-ils beaucoup plus vulnérables que d’autres ?
Même chez des adultes jeunes et en bonne santé, la consommation de cannabis pourrait fortement augmenter le risque d’infarctus du myocarde. C’est ce que viennent de mettre en évidence deux études à paraître prochainement.... Lire la suite
Pour la première fois, des scientifiques ont identifié le mécanisme cérébral qui explique que l’isolement augmente la consommation d’alcool. Un lien qui concernerait davantage les hommes que les femmes.... Lire la suite
Consommer du cannabis pour se détendre et se retrouver envahi par l’angoisse : comment expliquer ce basculement ? Une étude chez la souris révèle comment un cannabinoïde peut affaiblir un « frein » du cerveau sur certaines réactions de peur.
[EN VIDÉO] En France, la question du cannabis reste sensible puisque, selon les estimations, plus de 4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans en auraient déjà consommé. Ce stupéfiant fait l’objet de nombreuses études aux conclusions contradictoires. Futura est parti à la rencontre de Paul Hofman, directeur du laboratoire de pathologie de Nice et chercheur pionnier dans la détection du cancer du poumon, pour en savoir plus sur cette substance.
Pourquoi une consommation de cannabis censée relaxer se transforme-t-elle parfois en crise de panique incontrôlable ou en accès de paranoïa ? Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, les chercheurs de l'Université Northwestern de Chicago explorent un circuit cérébral qui pourrait participer à cette réaction. Leurs expériences ont été menées chez la souris avec un cannabinoïde de synthèse.
Les scientifiques ont administré à un groupe de souris différentes doses d'un produit agissant sur des récepteurs auxquels se fixe aussi le THC, principal composé psychoactif du cannabis. Un autre groupe recevait une solution témoin.
Puis les animaux ont été exposés à une odeur évoquant la présence d'un prédateur. Sous cannabinoïde, ils ne se calmaient pas, restaient davantage à distance et s'immobilisaient plus longtemps. L'intensité de certaines réactions augmentait avec la dose.
« Des doses plus élevées de cannabinoïdes et le stress environnemental ont agi de concert », explique Sachin Patel, auteur principal, dans le communiqué universitaire. Cela ne permet cependant pas de déterminer une dose sûre pour une personne, ni de prévoir qui ressentira de l'angoisse.
La dose consommée et le contexte stressant pourraient contribuer au basculement vers l’angoisse. Chez la souris, le cannabinoïde testé accentuait certaines réactions de peur face à une odeur évoquant un prédateur. © 宜然 左, Adobe Stock
Les chercheurs ont observé une région du cerveau impliquée dans les réactions de peur : l'amygdale centrale. Certaines de ses cellules participent à la réaction face à une menace. Leur activité est normalement limitée par d'autres cellules, qui jouent un rôle de « frein ». Chez les souris, le cannabinoïde semblait affaiblir ce frein. Les cellules devenaient alors plus actives et les animaux restaient davantage à distance de l'odeur menaçante.