// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Une chanson, accusée de faire l'apologie du terrorisme et mise en cause dans plusieurs affaires judiciaires, retirée de Spotify et Deezer
Intitulé "M*R*H", le titre du rappeur BORO 700, sorti en juillet dernier, est mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Une chanson de rap mentionnant "Mohamed Merah", le "Bataclan" ou encore "Salah Abdeslam" n'est plus disponible sur Spotify et Deezer, les principales plateformes de streaming musical en France, mercredi 7 octobre. Intitulé M*R*H, le titre du rappeur BORO 700, sorti en juillet dernier, est mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires. Le distributeur du morceau est à l'origine de ces retraits, a appris l'Agence Radio France auprès de sources proches du dossier.
Selon les informations de l'Agence Radio France, la chanson n'était plus mise en avant dans des playlists ou recommandée aux utilisateurs de la plateforme française Deezer depuis plusieurs mois, après une décision interne, avant même sa suppression.
Dans le Loiret, une enquête a été ouverte notamment pour "apologie du terrorisme", après que "des lycéens" ont été filmés en train de la chanter dans "l'enceinte d'un établissement scolaire de Beaugency", a indiqué mardi le parquet d'Orléans à l'Agence Radio France. Une enquête est également ouverte en Vendée après qu'un groupe d'adolescents a diffusé cette chanson dans une église à Soullans (Vendée), dimanche après-midi, rapportait ICI Loire Océan mardi. Dans le même temps, la mairie et le diocèse ont appelé à l'apaisement, alors que les images ont suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux.
En août dernier, Eric Ciotti, le maire de Nice, a annoncé avoir saisi la justice car il estimait que le rappeur devait être poursuivi pour "apologie du terrorisme". En plus de multiplier les références à des terroristes islamistes, le rappeur insulte également les compagnes de l'élu et de son prédécesseur Christian Estrosi.
C'est le refrain qui cristallise les accusations d'apologie du terrorisme, dans lequel le rappeur dit : "À la Mohamed Merah, v-esqui' les caméras. Bataclan, je l'ai shooté à l'œil, chasse à l'homme, Salah Abdeslam. Gros, en enfer, ma tête a une prime, j'suis déchaîné comme un chien de l'enfer. Dis à ton rappeur de me laisser faire, malheur à lui s'il veut pas coopérer, gros, j'lui ferai une Adolf Hitler".
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Shorts
passer cette liste
Paul Mirabel (comédien, humoriste) : "J'ai pris une des plus grosses humiliations de ma vie devant la classe"