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Test Audeze Maxwell 2 ANC : un son en or, un confort en plomb
Sorte de casque hi-fi modifié en casque de jeu sans fil, l’Audeze Maxwell 2 ANC ne recule pas devant la démesure. Porté par une architecture acoustique hors norme et une approche moderne, il explose malheureusement les compteurs en matière de poids et d’encombrement.
Version dotée de la réduction du bruit active du Maxwell 2, lui-même évolution du premier Maxwell, le Maxwell 2 ANC est un casque de jeu fermé qui se distingue par la présence de haut-parleurs planaires. Cette technologie, spécialité d’Audeze, se retrouve très majoritairement sur les casques hi-fi haut de gamme, voire très haut de gamme. De fait, le Maxwell 2 ANC affiche d’immenses ambitions sonores.
Au-delà de cette belle proposition acoustique, le constructeur étasunien, propriété de PlayStation depuis 2024, mise sur une expérience technologique totale. En complément de la réduction du bruit active, nous avons droit à un algorithme de spatialisation 3D avec suivi des mouvements de la tête, une quadruple connectivité (basse latence, Bluetooth avec LE Audio, USB-C et jack), une autonomie très robuste, ainsi qu'à un microphone doté d'un filtrage des bruits via l'IA.
L’Audeze Maxwell 2 ANC est disponible depuis le second semestre 2026. Son tarif s'élève à 499 € pour la version PS5/PC, et à 519 € pour la version Xbox (toujours compatible PS5/PC). La déclinaison sans ANC du casque, baptisée sobrement Maxwell 2, est vendue à 399 € en version PS5/PC, 419 € en version Xbox.
Nous avons testé le casque sous la version 1.0.5.7 du micrologiciel, avec le logiciel PC Audeze en version 1.2.48 et l’app Android Audeze en version 1.2.0.
Pas premium au sens traditionnel du terme, l’Audeze brille malgré tout par la sensation de solidité qu’il confère une fois en main. Ce casque n’est pas luxueux, mais livre sa dose de métal dans les endroits stratégiques, branches et arceau en tête. Le rendu est très bon dans son genre, puisque l’appareil ne grince ni ne couine jamais, et a la pudeur de cacher sa visserie.
Le plastique, principalement concentré au niveau des coques, est quant à lui assez dense pour ne pas plomber la qualité de fabrication, tandis que la sellerie (coussinets et repose-tête) en simili imite globalement bien le toucher du cuir véritable. Quasiment fixes sur la première version du Maxwell, les coussinets profitent enfin d’un principe d’accroche magnétique, qui simplifie largement le remplacement de ces accessoires.
En parlant d’accessoires, le dos des coques se compose d’une simple coupelle de plastique amovible. Audeze n’exploite pas cette particularité dans le cadre d’un changement de batterie (opération impossible), mais afin de vendre des dos personnalisés et des éditions spéciales.
Malgré toutes ses qualités, le Maxwell 2 ANC manque d’une certaine finesse et souplesse. Non seulement le casque n’est pas pliable, mais ses coques ne se rabattent pas à plat. Un produit particulièrement volumineux donc, qui ne passe pas inaperçu une fois sur la tête. Imaginez Jacques Villeret dans La Soupe aux choux et vous aurez une petite idée de l’expérience.
Le défaut majeur du premier Audeze Maxwell, qui a tristement poussé l'auteur de ces lignes à revendre son exemplaire, était son poids atteignant le triste record (pour un casque gaming) de 490 g. La marque a entendu les critiques… et ne les a absolument pas prises en compte, sa nouvelle création s’alourdissant de 70 g. Le Maxwell est un golgoth de 560 g sans micro, soit 15 % de plus que son aîné.