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La mobilisation lycéenne : donner la parole à tous les protagonistes
La couverture des mobilisations lycéennes par franceinfo a suscité des messages de la part des auditeurs. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet a invité Florent Guyotat, directeur adjoint de la rédaction.
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La couverture de la mobilisation lycéenne fait réagir des auditeurs. Certains estiment que les violences, les dégradations et les blocages occupent une place importante sur l’antenne. Et quand on lit leurs messages, on comprend qu’ils aimeraient entendre davantage parler des moyens accordés aux établissements, des conditions d’enseignement ou des difficultés d’orientation avec Parcoursup.
Emmanuelle Daviet : Considérez-vous que vous avez suffisamment expliqué les causes de cette mobilisation ?
Florent Guyotat : Nous traitons des faits de violences parce qu’ils existent. Mais nous ne traitons pas que cela. Les raisons du mouvement, les revendications des lycéens mobilisés sont très régulièrement évoquées à l’antenne et nous nous sommes par exemple rendus au lycée Saint-Exupéry de Créteil, d’où la contestation nationale que l’on connaît aujourd’hui est partie le mois dernier. Notre reporter, Valentin Dunate, y avait raconté très concrètement les conditions de vie au sein de cet établissement, et les postes vacants qui posaient problème. Autre exemple, encore plus récent, qui montre que nous traitons du fond et des revendications des lycéens. Jeudi soir, sur TF1, Edouard Geffray annonce la mobilisation de 3.000 enseignants remplaçants sur tout le territoire français. Nous étions à ce moment-là à l'antenne avec des jeunes mobilisés qui suivaient l’interview du ministre et qui ont réagi en direct.
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La place accordée à la parole des forces de l’ordre est également abordée dans les messages des auditeurs. Certains considèrent qu’elle est reprise plus rapidement ou plus largement que celle des lycéens. D'autres signalent dans leurs messages des cas de jeunes, blessés, et évoquent des violences policières contre des mineurs. Comment traitez-vous ce type d’information ?
Nous traitons toutes les violences, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Vous avez entendu parler à l'antenne, cette semaine, du jeune Eden, 14 ans, blessé à Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val-d’Oise, lors d’un blocus. Ses parents affirment qu’il a été victime du tir d’un lanceur de grenades effectué par un policier. Nous avons entendu sa maman sur franceinfo. Et on a rappelé que, dans cette affaire, deux enquêtes sont ouvertes : l’une confiée à l’Inspection générale de la police nationale sur le tir effectué par le policier, l'autre sur des faits de violence qui aurait été commis par le lycéen sur une policière juste avant le tir.
Bien sûr. Parce qu'il y a aussi des blessés parmi les forces de l’ordre à l’occasion de cette mobilisation. On en rend compte régulièrement et on donne la parole aussi à des policiers, comme ce vendredi dans un reportage de Julie Marie-Leconte où nous avons diffusé le témoignage d’un CRS. Sur franceinfo, vous avez également entendu parler de ce lycée à Lormont, en Gironde, qui a été saccagé. On a rappelé que les dégâts sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros par le Conseil régional.
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