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500 ch et batterie solide : comment la Peugeot RCZ électrique prépare la future e-208
Aucun modèle n’avait succédé à la Peugeot RCZ depuis son arrêt en 2015. Peugeot a ressorti le nom ce dimanche 11 octobre 2026 avec la RCZ Vision. Ce concept de coupé 100 % électrique de 500 ch reprend le toit en double bulle et les arches de son aînée.
La marque annonce jusqu’à 600 km d’autonomie et une recharge de 10 à 80 % en une dizaine de minutes, grâce à une batterie à électrolyte solide. Pour autant, Peugeot ne parle ni de prix ni de production : la RCZ Vision sert d’abord de vitrine aux technologies des futures Peugeot, à commencer par la prochaine e-208.
Le nom RCZ pèse lourd chez Peugeot. La RCZ a été présentée au salon de Francfort en 2009. C’était un coupé 2+2 dérivé de la 308, reconnaissable à sa lunette arrière en double bossage et à ses deux arches en aluminium. Ces pièces étaient si difficiles à fabriquer en grande série que Peugeot a confié l’assemblage à Magna Steyr, à Graz, en Autriche.
Cette lunette coûte d’ailleurs toujours une petite fortune aux propriétaires : un vitrage Saint-Gobain neuf est affiché à 3 280 euros. La RCZ a tout de même trouvé son public. 67 915 exemplaires ont été produits jusqu’en 2015, avant que PSA ne l’arrête pour resserrer sa gamme. La version la plus puissante, la RCZ R, développait 270 ch.
Côté technique, la RCZ Vision repose sur une architecture dérivée de la STLA One, la plateforme modulaire que Stellantis a présentée le 21 mai 2026. Elle doit arriver en 2027 et servir aussi bien aux citadines qu’aux familiales. C’est surtout la première plateforme du groupe prévue pour accueillir une direction sans liaison mécanique (steer-by-wire).
La batterie utilise des cellules à électrolyte solide développées avec l’Américain Factorial Energy. Dans ces cellules, un matériau solide remplace le liquide qui fait circuler les ions dans une batterie lithium-ion classique. On peut ainsi stocker plus d’énergie dans moins de place.
Le pack ne mesure que 110 mm d’épaisseur, ce qui permet d’abaisser la silhouette. Il fonctionne aussi en 1 000 volts, là où la plupart des voitures électriques se contentent de 400 à 800 voire 900 volts. Plus la tension est élevée, plus la borne peut envoyer de puissance à la voiture sans faire chauffer les câbles.
Cette technologie n’a pas encore beaucoup roulé. Factorial expliquait récemment que Stellantis a intégré ses cellules dans un véhicule pour la première fois en juin 2026. Il s’agissait d’une Dodge Charger Daytona de développement, avec laquelle Stellantis a lancé un programme d’essais sur route.
En laboratoire, la technologie a déjà donné des chiffres : en 2025, Stellantis a validé des cellules FEST de Factorial à 375 Wh/kg, capables de passer de 15 à 90 % de charge en 18 minutes. La recharge de 10 à 80 % en une dizaine de minutes promise pour la RCZ Vision va donc plus vite que ce que les deux partenaires ont montré publiquement jusqu’à présent.
Côté chiffres, Peugeot ne donne ni la capacité de la batterie, ni le poids, ni le temps du 0 à 100 km/h. Les 600 km d’autonomie restent un « jusqu’à ». Le communiqué qualifie lui-même de « donnée à confirmer » la consommation de 11,5 kWh/100 km en cycle mixte WLTP. Il hésite aussi sur la recharge, annoncée tantôt en « moins de 10 minutes », tantôt en 10 minutes.