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On est montés à bord du BYD Atto 8 : 775 ch, 650 km, charge en 5 min, de folles promesses
Le premier contact avec l’Atto 8, c’est son gabarit. Sur le stand, ce SUV a des airs de monospace passé par la salle de musculation.
À bord, la bonne surprise vient des finitions, soignées, et d’une avalanche de petites idées pratiques : deux compartiments réfrigérés qui refroidissent les boissons à −6 °C ou garde un plat au chaud à 50 °C, très « à la chinoise », et un système Android Automotive avec les services Google, Play Store compris.
Ici, BYD a compris qu’il fallait adapter son offre logicielle au marché européen.
Le confort ne s’arrête pas aux places avant, puisque les sièges latéraux de la deuxième rangée chauffent, ventilent et massent eux aussi. Même la troisième rangée a droit à de vrais sièges et des appuie-tête réglables, dommage qu’un adulte y cherche en vain où mettre ses genoux.
Ce nouveau vaisseau amiral de BYD arrivera en concession au premier trimestre 2027. Avec 5,04 m de long et près de 2 m de large, il dépasse d’un cheveu un Kia EV9.
Côté configuration, BYD empile les équipements de série sur les deux versions. Le conducteur fait face à un combiné numérique de 10,25 pouces, doublé d’un affichage tête haute annoncé à 26 pouces, tandis que l’écran central de 15,6 pouces concentre l’essentiel des réglages.
Les passagers de la deuxième rangée ont leur propre commande pour la climatisation tri-zone, ce qui évite les négociations de thermostat sur l’autoroute. Pour les appareils, on compte deux chargeurs à induction refroidis de 50 W à l’avant et quatre prises USB-C, dont deux à l’arrière (18 et 60 W), de quoi prévoir quelques disputes pour la tablette. Le système audio passe de 10 à 21 haut-parleurs selon la finition, et le tout baigne sous le toit vitré qui donne à l’habitacle une impression d’espace encore plus nette.
Les deux versions partagent une batterie Blade 2 de 115 kWh, soit plus du double de celle d’une Renault 5 grande autonomie. La propulsion de 462 ch annonce 653 km WLTP, tandis que la transmission intégrale de 775 ch abat le 0 à 100 km/h en 4,6 s et descend à 602 km. Le coffre garde 270 l avec les sept places en place, de quoi caser les courses mais pas les valises d’août, et grimpe à 1 960 l une fois les deux rangées rabattues, plus un coffre avant de 136 l.
La vraie nouveauté se joue à la prise. Après la Denza Z9GT du même groupe, vendue près de 120 000 €, l’Atto 8 est le premier modèle de la marque BYD compatible avec la recharge Flash en Europe.
Selon le constructeur, il passe de 10 à 70 % en cinq minutes, de 10 à 97 % en neuf minutes, et de 20 à 97 % en douze minutes par −30 °C. Faire entrer une centaine de kWh en neuf minutes suppose une puissance moyenne de l’ordre de 650 kW, quand la plupart des électriques vendues en Europe plafonnent autour de 400 kW et que les bornes Ionity tournent à 350 kW. Ces chiffres ne valent que sur les bornes Flash de BYD, dont la version européenne est limitée à 1 000 kW sur un câble CCS2.