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Actualité : Voitures hybrides chinoises : 350 000 véhicules maximum, l’Union européenne frappe fort pour protéger son industrie de BYD, MG et consorts
L’Union européenne impose un quota strict de 350 000 véhicules hybrides chinois par an pour stopper l’envolée des importations et protéger ses constructeurs. Mais est-ce vraiment suffisant ?
© BYD - Les voitures hybrides chinoises vont se faire plus rares en Europe, Bruxelles réussit à limiter leurs importations.
Depuis l’instauration de taxes allant jusqu’à 35,3 % sur les modèles 100 % électriques importés de Chine en 2024, les marques chinoises (dont BYD, MG ou encore Chery) ont choisi de miser sur les motorisations hybrides. Résultat, un véhicule hybride sur quatre immatriculé en Europe au mois d’août 2026 provenait de Chine (un sur trois pour les hybrides rechargeables). Pour endiguer cette offensive commerciale qui inquiète tout autant les États membres que les constructeurs, la Commission européenne et la Chine se sont mises d’accord sur un quota strict d’importation pour cette catégorie de véhicules.
À l’issue de récentes négociations à Pékin menées par le commissaire européen Maroš Šefčovič, l’Union européenne et la Chine ont conclu un accord de sauvegarde commerciale sur quatre ans. Sous réserve du feu vert formel des Vingt-Sept, les importations de voitures hybrides et hybrides rechargeables chinoises seront plafonnées dès 2027 à 350 000 unités par an, avec une hausse tolérée de 6 % chaque année. Un quota qui divise par plus de deux le volume de 800 000 véhicules initialement attendu en 2026.
Bruxelles réduit ainsi de plusieurs millions le nombre de voitures hybrides chinoises importées sur cette période. D’après l’exécutif européen, cela permettrait d’alléger son déficit commercial de 10 à 14 milliards d’euros dès l’année prochaine. En contrepartie de cette mesure acceptée par Pékin, la Chine s’engage à ne pas appliquer de représailles douanières immédiates, permettant aux deux puissances d’éviter une guerre commerciale totale.
Salué par l’Association des constructeurs européens d’automobiles et par Emmanuel Macron lors du Mondial de l’Auto de Paris, ce compromis vise à répondre à une concurrence jugée déloyale par les marques historiques. Paris et Berlin souhaitent d’ailleurs aller plus loin en imposant davantage de composants locaux pour protéger la production européenne de batteries et de véhicules.
Cette mesure a toutefois ses limites. Pour échapper aux quotas d’importation, les constructeurs chinois accélèrent leur implantation industrielle directement sur le Vieux Continent, déjà enclenchée sur le segment 100 % électrique pour contourner les droits de douane. Pour rappel, une étude révélait récemment que le nombre de voitures chinoises produites en Europe devrait passer de 90 000 en 2026 à 1,5 million en 2036.
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Alexandre Scotti, Journalistes news chez Les Numériques. Journaliste actus sur Les Numériques. Passionné de nouvelles technologies et amoureux éperdu des produits Apple.