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Test Marshall Acton IV : une enceinte Bluetooth élégante, compacte, puissante et équilibrée
Enceinte Bluetooth sédentaire, un genre qui mise sur le design et la simplicité d’usage, l’Acton est surtout le produit le plus abordable de la série Homeline de Marshall. Nouvelle version de ce classique, l’Acton IV remanie certains éléments et modernise encore le fond. Rien de révolutionnaire, mais de quoi combler les amoureux de la marque ?
Malgré son fonctionnement sur secteur et son poids déjà important, l’Acton IV reste une simple enceinte Bluetooth. Sans surprise, elle s’appuie sur les forces habituelles du constructeur, comme un design iconique et une interface intégrée très riche. En retravaillant l’architecture acoustique, et en s’ouvrant enfin à la norme Auracast, cette Acton nouvelle génération entend passer un cap.
A moins d’être vraiment réfractaire à la patte Marshall, difficile de ne pas adhérer au design de cette Acton IV. Évidemment très proche de sa devancière ainsi que des autres modèles Homeline, les plus imposantes Stanmore et Woburn, ce petit parallélépipède coche toutes les cases. L’association entre le châssis d’un noir mat, les tons clairs de la grille avant, et les accents laitonés de l’interface, nous évoque les vénérables amplificateurs pour guitare. Surtout, l’Acton IV est suffisamment menue (26 x 17 x 15 cm) pour trouver sa place sur l’immense majorité des meubles.
La construction est au diapason, à défaut d’être d’un luxe sartorial façon B&O : corps en MDF, revêtement en vinyle texturé type Tolex, grille avant simulant du tissu, plaque supérieure et commutateur en aluminium anodisé, pieds de découplage discrets en caoutchouc.
L’enceinte affiche une densité rassurante, et est parfaitement assemblée. En déportant la connectique et l’évent sous le produit, dans une cavité, l’Acton IV parait plus sérieuse que jamais. Bien sûr, l’écart de conception n’est pas gigantesque par rapport à l’Acton III, mais il n’est pas négligeable non plus.
Marshall veut aller au plus simple, d’où une vision de la connectivité s’arrêtant à la frontière du Bluetooth. Sur le papier, la recette fonctionne, d’autant que la nouvelle puce 5.3 est compatible Auracast, ce qui est normalement synonyme d’universalité et de compatibilité LE Audio (l’Auracast étant normalement englobé dans cette norme, ou plutôt ce framework).
Mais c’est également ici que nos interrogations commencent. En effet, pas de trace d’universalité de l’Auracast, que ce soit par la voie classique avec un smartphone (apparition du produit dans l’onglet diffusion du S25 Ultra), ou par l’application dédiée Marshall. Cette dernière ne met en effet en avant aucune option ou onglet ressemblant de près ou de loin à une fonction LE Audio/Auracast, malgré ce qui est annoncé sur la fiche produit. La marque reste un peu évasive, mais cela semble venir d’un déploiement un peu tardif de l’activation dans l’application Marshall. Nous laissons donc ce point en suspens.
En dehors de cette hypothétique connectivité, la partie Bluetooth Classic comprend du multipoint, les appairages rapides Fast Pair et Swift Pair, et la prise en charge des codecs SBC/AAC et LDAC.
Côté connectique, la marque progresse légèrement, puisque nous n’avons plus le droit à une unique entrée ligne jack 3,5 mm, mais à du jack 3,5 mm et à une seconde entrée RCA, astucieusement camouflée dans la base, à côté de l’embase secteur.
Le tout est associé à la fameuse interface Marshall, qui met l’accent sur les boutons physiques : joystick multifonction de navigation (lecture/pause/passage de piste) ; bouton de sélection de l’entrée ; un nouveau bouton programmable M ; commutateur on/off ; trio de potentiomètres. Ces derniers permettent de régler le volume, mais également le niveau de basses et le niveau d’aigus, sans utiliser l’application. Le tout s’accompagne de leds rouges très élégantes. Clairement, cette interface est une des raisons du succès de la gamme Homeline, voire de la marque en général (sur le segment des enceintes actives).