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1 169 ch et une recharge à 710 kW : le premier SUV électrique d’AMG pousse la démesure encore plus loin
Chez Mercedes-AMG, l’électrique n’est visiblement pas synonyme de sobriété. En mai dernier, la division sportive de Mercedes dévoilait sa première voiture électrique, l’AMG GT Coupé 4 Portes, avec une fiche technique déjà assez délirante : près de 1 200 ch, trois moteurs à flux axial et une recharge jusqu’à 600 kW. Il fallait au moins ça pour tenter de convaincre les clients habitués aux V8 (ou plus) de passer à la voiture à batterie.
Quelques mois plus tard, AMG remet le couvert. Mais cette fois, on change de catégorie et l’on passe de la berline sportive au SUV. Voici le Mercedes-AMG GT SUV, premier SUV entièrement développé en interne par les ingénieurs d’Affalterbach et deuxième modèle reposant sur la nouvelle plateforme électrique AMG.EA.
Le SUV fait sa première mondiale ce samedi 17 octobre à Stuttgart, lors de The 140 Festival organisé au musée Mercedes-Benz. Le projet n’est pas une surprise : AMG l’avait officialisé dès novembre 2024.
L’idée est assez simple : reprendre les technologies les plus impressionnantes de la berline et les installer dans un SUV familial de plus de cinq mètres. Avec, au passage, quelques améliorations techniques, à commencer par une puissance de recharge qui grimpe à 710 kW, contre 600 kW sur la berline.
Avec ses 5,08 m de long, ses 2 mètres de large et ses 1,66 m de haut, le Mercedes-AMG GT SUV est un beau bébé. Nous n’étions pas à sa présentation, mais nous avons déjà pu en voir plusieurs circuler à Sindelfingen, autour de l’usine Mercedes-Benz, lors d’ateliers consacrés aux futures technologies de la marque. Encore camouflés, ils affichaient déjà une allure très imposante. Son empattement de 3,04 m est d’ailleurs identique à celui de l’AMG GT Coupé 4 Portes, tandis que sa silhouette cherche à conserver une certaine sportivité malgré son format de SUV.
On retrouve ainsi un capot plongeant, des ailes largement sculptées, des épaules arrière musclées et une ligne de toit relativement basse. La calandre spécifique AMG, avec ses barrettes verticales, peut être illuminée, tout comme l’étoile Mercedes. Le regard, lui, se fait un peu plus menaçant que sur la berline. À l’arrière, les six feux circulaires évoquant des turbines sont repris de la berline.
Mais derrière ce dessin assez démonstratif se cache également un véritable travail aérodynamique. Le coefficient de traînée (Cx) atteint 0,27 sur les versions les plus puissantes, une belle performance pour un SUV de cette taille.
AMG a par ailleurs intégré des volets actifs dans le bouclier avant, capables de s’ouvrir uniquement lorsque les moteurs et la batterie ont besoin d’être davantage refroidis. Sur les versions 55 et 63, un spoiler de toit actif entre également en action à partir de 150 km/h, afin de privilégier la réduction de la traînée ou l’appui aérodynamique selon les conditions de conduite.
À bord, l’ambiance fleure bon la technologie. Le conducteur fait face à une instrumentation numérique de 10,2 pouces, accompagnée d’un écran central de 14 pouces orienté vers lui. Un troisième écran de 14 pouces peut prendre place face au passager. L’ensemble fonctionne sous MB.OS, le nouveau système d’exploitation de Mercedes, avec une interface MBUX intégrant notamment des agents d’intelligence artificielle reposant sur ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini.
À noter que les amateurs de conduite sportive pourront également consulter une multitude de données techniques : températures des pneus, puissance instantanée, flux d’énergie, état de l’aérodynamique ou encore télémétrie sur circuit. Le système AMG Track Pace peut même afficher les trajectoires idéales et les points de freinage dans l’affichage tête haute.