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Le procès huit ans après l'explosion de la rue de Trévise est "un aboutissement après un long combat", pour une association de victimes
Ancienne directrice de deux hôtels de la rue, Linda Zaourar parle de la "culpabilité" qu'elle a ressentie, "alors que les responsables n'en portent aucune". "Il y a eu des manquements, le gaz a tué et on attend des excuses", conclut la présidente de l'association des victimes et rescapés de l'explosion.
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Le procès qui s'ouvre mardi 20 octobre est "un aboutissement après un long combat", confie Linda Zaourar, présidente de l'association des victimes et rescapés de l'explosion de gaz de la rue de Trévise, invitée d'ICI Paris Île-de-France. Le procès de la Ville de Paris s'ouvre mardi après-midi, près de huit ans après l'explosion d'un immeuble dans cette rue du IXe arrondissement de la capitale, qui avait fait quatre morts, plus de 200 blessés et 400 sinistrés. Le syndic de copropriété de l'immeuble comparaît également devant le tribunal correctionnel à partir de mardi.
"Je veux que les coupables soient désignés" : près de huit ans après l'explosion de la rue de Trévise, les victimes et les proches espèrent enfin obtenir justice
"Les mis en cause vont enfin passer devant la justice et devoir s'expliquer", souligne Linda Zaourar. Les deux personnes morales, qui plaideront la relaxe, sont notamment poursuivies pour homicides et blessures involontaires. Face à elles, quelque 200 parties civiles. "Depuis huit ans, les victimes n'ont pas été prises en charge, en tout cas, pas à la hauteur du drame", déplore Linda Zaourar.
"On n'a pas été pris en charge comme peuvent l'être les victimes d'un attentat. On a dû se battre après l'explosion pour obtenir un accord d'indemnisation" allant jusqu'à 20 millions d'euros, poursuit-elle. "Mais jusqu'à maintenant, les trois quarts des victimes n'ont pas encore été indemnisées", assure-t-elle, dénonçant le blocage des assureurs.
Depuis l'explosion, sa vie a été "totalement" transformée, raconte celle qui était directrice de deux hôtels Ibis et Mercure rue de Trévise. Après l'explosion, elle a été déclarée inapte à travailler et a perdu son emploi. "Quand on a été directrice d'hôtels, on porte la responsabilité de l'état de toutes ces personnes, on porte une culpabilité, alors que les responsables, ceux qui ont été mis en examen, n'en portent aucune", estime Linda Zaourar.
"En plein centre de Paris, des personnes ont explosé et personne ne nous a dit 'nous regrettons ce qui vous est arrivé'", ajoute-t-elle. "Il y a eu des manquements, le gaz a tué et on attend des excuses", conclut la présidente de l'association des Victimes et rescapés de l'explosion de gaz de la rue de Trévise. Le procès doit durer sept semaines.
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