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Actualité : Voiture électrique à 150 € par mois, entretien compris : voici comment des députés veulent améliorer le leasing social
Une proposition de loi déposée par des députés à l’Assemblée nationale vise à créer un parc public d’un million de voitures électriques à 150 € par mois d’ici 2035.
© Jan Zabrodsky/Shutterstock - Un parc publique de voitures électriques pour remplacer le leasing social ? Une idée qui pourrait bien séduire les Français à la vue de ses avantages.
Déposée le 20 octobre 2026 à l’Assemblée nationale par les élus du groupe Écologiste et Social (Les Écologistes, Génération.s et L’Après), une nouvelle proposition de loi entend revoir de fond en comble l’accès à la voiture électrique. Pour pallier les limites du leasing social actuel et son fonctionnement par campagnes ponctuelles très vite épuisées, les parlementaires proposent d’instituer un véritable service public visant un million de véhicules en circulation d’ici 2035. En plus d’un tarif abordable, la mensualité inclurait tout l’entretien courant afin d’éviter cette charge financière aux ménages les plus modestes.
Concrètement, cette flotte d’un million de voitures électriques serait constituée progressivement entre le 1er janvier 2028 et le 31 décembre 2035. Contrairement au leasing social actuel, ces véhicules seraient achetés et détenus par la Caisse des dépôts et consignations, avant d’être confiés à des opérateurs publics ou privés. De ce fait, les bénéficiaires ne seraient plus soumis aux critères de solvabilité parfois bloquants des loueurs privés, ni contraints de rendre ou racheter au prix fort leur voiture au bout de trois ans. Le véhicule appartiendrait ainsi à un parc public pérenne, sur le modèle des logements HLM, permettant une location durable tant que le foyer en a besoin.
Ces voitures, exclusivement électriques, éco-scorées et d’une masse inférieure à 1 800 kg, pourraient rester dans le parc durant 12 ans en étant louées successivement à plusieurs foyers. Le loyer mensuel moyen serait quant à lui fixé à 150 € hors assurance, mais inclurait l’assistance, l’entretien courant, les réparations liées à l’usure normale ainsi que le remplacement des pneumatiques.
Côté éligibilité, le service ciblerait les cinq premiers déciles de revenus (jusqu’à 16 880 € de revenu fiscal de référence par part en 2026), avec au moins 50 % des contrats réservés aux 30 % des foyers les plus modestes (trois premiers déciles). Ceux-ci bénéficieraient en outre d’une enveloppe de 400 € pour “faciliter les démarches administratives, la prise en main du véhicule et l’installation d’une solution de recharge” à domicile.
En prime, l’attribution ne dépendrait plus uniquement des trajets professionnels, mais prendrait aussi en compte l’accès aux soins, la formation, la recherche d’emploi ou l’absence de transports collectifs.
Pour boucler le budget, la Caisse des dépôts négocierait des commandes groupées visant un prix d’achat maximal de 15 000 € par véhicule après remise. Le montage financier s’appuierait sur une enveloppe grimpant jusqu’à 8,5 milliards d’euros et une subvention annuelle de l’État de 350 millions d’euros, remboursés progressivement par les loyers et la revente finale des voitures.
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