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« La plus grande découverte du siècle » : une expérience sur l’antimatière approche du test qui pourrait ébranler la physique !
Sans un infime déséquilibre survenu au tout début de l’Univers, la matière et l’antimatière se seraient mutuellement annihilées. Reste à comprendre comment ce déséquilibre a pu voir le jour. Et les chercheurs viennent de mettre en lumière un acteur inattendu qui pourrait avoir tout fait basculer.... Lire la suite
Pourquoi l’Univers n’est-il pas resté vide ? Pour le savoir, des physiciens ont réussi l’impossible : enfermer un unique positron dans un piège quantique. Ils ont déjà accepté leur prochaine mission, celle de traquer une éventuelle fissure dans l’une des symétries les plus fondamentales de la physique.
[EN VIDÉO] Le clip décrit l'installation unique du CERN pour la recherche sur les anti-atomes, l'usine à antimatière, ses deux décélérateurs (AD et ELENA) et ses expériences.
Un unique positron, piégé dans le vide et refroidi à 300 millikelvins : les physiciens de l'université Northwestern, aux États-Unis, viennent de franchir une étape décisive vers le test le plus rigoureux jamais envisagé entre matière et antimatière.
Selon le modèle standard de la physique des particules, les électrons et leurs antiparticules, les positrons, devraient être comme des jumeaux parfaits, aux propriétés opposées. Produits en quantités égales juste après le Big Bang, ils auraient dû s'annihiler, ne laissant rien derrière eux.
« Il y a manifestement un problème », commente Gerald Gabrielse, physicien à l'université Northwestern. Le problème, c'est nous : nous sommes là pour nous poser la question. Soit la preuve qu'il n'est pas resté « rien » des rencontres primordiales entre matière et antimatière.
In 1928, Paul Dirac found a way to describe the electron using both quantum mechanics and special relativity. The equation worked beautifully, but it also permitted negative-energy states with no obvious place in the known universe.Dirac initially tried to identify the strange… pic.twitter.com/fEZsrmnzhT
Pour la première fois, des chercheurs pensent avoir conçu le moyen de soumettre cette symétrie fondamentale entre les électrons et leurs antiparticules à un test redoutablement rigoureux. Il implique un positron unique qu'ils peuvent maintenir captif pendant des mois. Un dispositif baptisé cyclotron quantique à un positron. Le défi était de taille.
Les physiciens savent produire des antiparticules, par désintégration radioactive de certains noyaux atomiques. Dans les Physical Review Letters, ils précisent qu'ils ont compté ici sur des noyaux rares de sodium 22.
#OnThisDay August 2, 1932, physicist Carl D. Anderson made a groundbreaking discovery in a cloud chamber at Caltech—a particle just like an electron, but with a positive charge.He had found the positron, the first known antiparticle.(Img: AI generated) pic.twitter.com/hriZp5qm0X