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"On a plein d’éléments" : au procès d'un triple narchomicide, une commandante de police défend la solidité de l’enquête
A Aix en Provence, aux assises des Bouches du Rhône, c'est le quatrième jour d’audience au procès d’un triple assassinat sur fond de guerre pour le contrôle des points de deal. Parmi les morts, le grand frère d'Amine Kessaci, militant antinarcotrafic devenu adjoint au maire de Marseille depuis les dernières municipales.
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Dans le box, cinq hommes : le commanditaire présumé et son équipe de tueurs, selon l'accusation. À Aix-en-Provence, c'est le quatrième jour d'audience au procès d'un triple assassinat, dont celui de Brahim Chabane, demi-frère d'Amine Kessaci, sur fond de guerre pour le contrôle des points de deal. Jeudi 22 octobre, la défense des accusés s'est heurtée au mur de l'enquête, alors qu'une commandante de police a témoigné à la barre.
En tailleur, la commandante de police, sous le feu des questions, ne s'est pas laissée démonter. D'une voix douce, elle a détaillé avec une précision chirurgicale son enquête, alors que les avocats de la défense ont bataillé pour faire émerger le doute qui profiterait aux accusés.
La policière, elle, n'a pas de doutes. Elle décrit la scène de crime originelle : un quartier pavillonnaire où les trois victimes sont tombées dans un guet-apens. Les victimes étaient aussi des trafiquants. "Ils connaissaient les tueurs, ils y sont allés en confiance", explique l'enquêtrice. Il y a eu des tirs, puis deux corps ont été incendiés dans une voiture, sur l'autoroute. Le troisième a été découpé dans un garage, puis brûlé. Il a été retrouvé huit jours plus tard.
Très vite, les enquêteurs ont mis la main sur la voiture des tueurs. À l'intérieur, ils ont trouvé beaucoup de sang, de l'ADN. Dans cette enquête, "on a plein d'éléments", résume la commandante. "Et puis les familles des victimes ont été très coopératives, c'est rare dans des affaires de règlements de compte."
Dans la salle d'audience, les proches des victimes font bloc. Entouré de ses gardes du corps, Amine Kessaci ne lâche pas le box des yeux. Souvent, il fixe Amine Oualane, accusé d'être l'un des assassins de son frère et soupçonné d'être devenu plus tard l'un des chefs de la DZ mafia.
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