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Un virus inconnu chez l'humain jusqu'ici : ce que l'on sait du premier cas mortel signalé en France
Maladies, infections et virus venus d'ailleurs se propagent en France en raison de la hausse continue des températures. Des maladies que l'on ne voyait pas avant émergent, ou se déplacent du sud jusqu'au nord de la France et certaines font des ravages. Un expert en virologie animale a accepté de répondre à nos questions sur les nouveaux dangers qui menacent nos animaux.... Lire la suite
À l’instar du SARS-CoV-2, qui provient probablement d’une chauve-souris, la plupart des virus les plus dangereux infectant l’humain existent dans la nature dans un réservoir animal. Mais tous ne présentent pas le même risque. Une équipe de 400 scientifiques a bâti une base de données classant les virus plus susceptibles de passer chez l’Homme.... Lire la suite
Détecté pour la première fois chez un être humain, le virus Shamonda était jusqu’ici associé à des infections animales, notamment chez les bovins. Ce cas inédit, observé chez un patient sévèrement immunodéprimé décédé début octobre, soulève de nouvelles questions : comment cette contamination a-t-elle pu se produire ? Le virus Shamonda peut-il désormais infecter l’être humain et, si oui, dans quelles circonstances ?
[EN VIDÉO] Avec le réchauffement du climat, il est possible que certains vecteurs de transmission d’un virus, les moustiques par exemple, puissent voyager et ainsi survivre sous nos latitudes. Dans cette interview, Jean-François Saluzzo, virologiste auprès de l’OMS, nous dresse un tableau des risques engendrés par l'association de ces deux fléaux.
Un patient sévèrement immunodéprimé, pris en charge aux Hospices civils de Lyon et décédé début octobre, avait été infecté par le virus Shamonda. Il s'agit de la première détection documentée de ce virus chez l'être humain. De quoi s'agit-il et faut-il s'en inquiéter ?
Jusqu'ici, le virus Shamonda était connu pour infecter des animaux. Il a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et signalé de manière sporadique chez les bovins en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il a été identifié pour la première fois en Europe, dont en France, dans des exploitations bovines.
Dans un communiqué publié le 22 octobre 2026, les autorités sanitaires françaises annoncent sa première détection chez un être humain. Le patient était pris en charge aux Hospices civils de Lyon pour une pathologie grave et présentait une immunodépression sévère, c'est-à-dire des défenses immunitaires fortement affaiblies.
Maladies, infections et virus venus d'ailleurs se propagent en France en raison de la hausse continue des températures. Des maladies que l'on ne voyait pas avant émergent, ou se déplacent du sud jusqu'au nord de la France et certaines font des ravages. Un expert en virologie animale a accepté de répondre à nos questions sur les nouveaux dangers qui menacent nos animaux.... Lire la suite
Les investigations se poursuivent pour préciser les circonstances de sa contamination et les conséquences de l'infection. Selon les éléments déjà recueillis, les complications cérébrales observées avant son décès seraient « très probablement liées à l'infection par le virus Shamonda », indiquent les autorités.
Le virus Shamonda, un Orthobunyavirus, est transmis aux animaux par des moucherons piqueurs du genre Culicoides. Pour l'instant, l'hypothèse principale est une contamination par piqûre de moucheron Culicoides dans l'Est de la France, où le virus a circulé dans des exploitations bovines au printemps-été 2026. © Yvonne, Adobe Stock