// CLUBIC — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
J'ai testé la batterie Zendure SolarFlow 2400 Pro : quand l'IA prend le contrôle de vos panneaux solaires
Brancher ses panneaux solaires, stocker l’électricité et laisser le système gérer les besoins de la maison. Sur le papier, la promesse de Zendure est séduisante. Après trois mois d’utilisation, la batterie SolarFlow 2400 Pro m’a largement convaincu, malgré quelques défauts qui méritent d’être connus avant de passer à l’achat.
Produire sa propre électricité, c’est bien. Pouvoir la consommer plusieurs heures après le coucher du soleil, c’est encore mieux. Pendant trois mois, j’ai mis la batterie Zendure SolarFlow 2400 Pro à l’épreuve de mon quotidien avec deux panneaux photovoltaïques bifaciaux de 450 Wc installés dans mon jardin et fournis par le fabricant dans le cadre de ce test. Mon objectif était de vérifier combien cette batterie pouvait réellement me faire économiser sur ma facture d’électricité, mais aussi si son installation et son utilisation au quotidien étaient aussi simples que promis.
Et sur ce point précis, la satisfaction est au rendez-vous. Une fois la configuration de l’appareil effectuée et le compteur intelligent installé, le système se charge pratiquement de tout. Mais mon expérience a également révélé quelques limites. Voici ce que je pense de la batterie Zendure SolarFlow 2400 Pro.
Zendure n’a pas lésiné sur l’emballage. La batterie arrive parfaitement protégée et inspire immédiatement confiance par la qualité de son assemblage et de ses finitions. On sent qu’on a affaire à un équipement sérieux, conçu pour rester en service pendant des années.
Le carton pèse une trentaine de kilos. Attention au dos en le manipulant. À l’intérieur, la batterie est bien emballée et protégée. ©Nicolas Guyot pour Clubic
Il faut néanmoins avoir de bons bras pour la manipuler. Avec 27,8 kg sur la balance, la batterie SolarFlow 2400 Pro n’est pas exactement un appareil que l’on déplace d’une main ou que l’on change de place tous les jours. Mieux vaut donc réfléchir à son emplacement avant de la sortir de son carton.
Sous son imposant boîtier IP65 se cachent une batterie lithium-fer-phosphate de 2,4 kWh et toute l’électronique nécessaire à son fonctionnement. La capacité peut grimper jusqu’à 16,8 kWh en empilant cinq modules AB3000L via le connecteur d’extension situé sous l’appareil (et protégé par un bouchon), tandis que le système peut délivrer jusqu’à 2 400 watts de puissance.
La batterie SolarFlow 2400 Pro avant son installation sur ma terrasse. ©Nicolas Guyot pour Clubic
L’un des grands intérêts de cette version Pro est de pouvoir brancher directement ses panneaux photovoltaïques, sans devoir ajouter un micro-onduleur entre les deux. Ses quatre entrées MPPT indépendantes (via connecteurs MC4 standards) acceptent jusqu’à 3 000 watts de puissance solaire et permettent d’optimiser la production lorsque les panneaux bénéficient d’expositions différentes.
C’est d’ailleurs ce qui la distingue de la SolarFlow 2400 AC+, plutôt destinée aux installations disposant déjà d’un onduleur et que trois de nos lecteurs ont pu tester cet été.