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J’ai déjà vu le petit SUV électrique chinois de Chery conçu à Paris : prix cassé, boutons physiques et 450 km d’autonomie pour défier Renault et Stellantis
« En Europe pour l’Europe » : voici le mantra inlassablement répété par les (nombreuses) marques chinoises cherchant dans nos contrées une nouvelle source de revenus face au marché chinois en pleine crise.
Reste que certains acteurs semblent prendre cette maxime plus sérieusement que d’autres. Parmi eux, le groupe Chery, arrivé en France il y a un an et dont la marque Omoda Jaecoo, récemment rejointe par la marque éponyme Chery, rencontrent un début de carrière prometteur.
Pour aller plus loin
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Pour aller plus loin, le groupe chinois a installé un centre de recherche et développement à Paris (La Défense, plus précisément), avec une première mission aussi simple que cruciale : développer une gamme de citadines électriques et hybrides dédiées au marché européen et notamment français.
France ou pas France, la « China speed » est respectée : à peine un an après le début du projet et à un an de leur lancement, prévu fin 2027, nous avons déjà pu approcher l’une de ces citadines, sous la marque Chery (le nom n’est pas encore confirmé, mais il pourrait s’appeler « Tiggo 2 »), afin de découvrir en avant-première son design et ses caractéristiques techniques.
Avant toute chose, nous allons vous demander un peu d’imagination : mis à part le sketch (bien peu ressemblant à la voiture finale, sachez-le) en image de une, aucune photo ou croquis ne nous a été transmis. C’est donc parti pour une description visuelle que nous nous efforcerons de rendre la plus imagée possible.
Nous avions en face de nous la maquette vert pomme d’un petit SUV de 4,15 m de long (dont 2,60 m d’empattement) pour 1,80 m de large et 1,56 m de haut, le faisant jouer dans la cour des Renault 4 E-Tech, Volkswagen ID. Cross et autres Geely E2.
L’allure est robuste. La face avant nous a plu, avec un mélange assez réussi de caractère et de modernité. Il faut imaginer un bandeau supérieur englobant les phares, dont la signature lumineuse en doubles crochets n’est pas sans rappeler celle de la Golf 7. Le bouclier est animé par des surfaces noires sur les extrémités, visuellement reliées à la prise d’air en bas de ce dernier par quelques artifices visuels.
Le profil surjoue peut-être un peu le dynamisme. Dans les bons points, les montants avant et arrière noirs permettent d’avoir un toit flottant ; songez un peu à un ancien Citroën C3 Aircross dans l’idée. Les passages de roue, extrêmement marqués, sont surlignés à l’arrière par un décroché de la carrosserie.
Cette accumulation a pour effet de surcharger visuellement cette partie et d’écraser les roues arrière, pourtant chaussées de jantes de 18 pouces. Une solution à l’étude pourrait être d’animer la partie noire dans la prolongation du vitrage, comme les inserts du dernier ID. Cross. Il faudra probablement attendre la présentation officielle pour connaitre la décision finale.