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Test du GMKtec EVO-X5 Pro avec Max+ PRO 495 et 196 Go de RAM : le meilleur prix au Go de mémoire face à Nvidia et Apple
Depuis un an, j’ai testé une bonne partie des machines construites autour du Ryzen AI Max+ 395 : l’EVO-X2 de GMKtec, puis son grand frère l’EVO-X3, le Minisforum MS-S1 Max ou encore le Framework Desktop. Ces machines se sont fait une place sur un terrain précis : faire tourner de gros modèles d’IA en local grâce à une grande quantité de mémoire partagée entre le processeur et la partie graphique. Sur ce créneau, elles affrontent le DGX Spark de Nvidia, les nouvelles machines RTX Spark et le Mac Studio d’Apple. D’ailleurs, on aura l’occasion de tester le Mac Studio en novembre.
L’EVO-X5 Pro est la première machine sous Ryzen AI Max+ PRO 495 que nous recevons au labo, et peut-être la seule que nous testerons. Je l’ai passée au même protocole que ses prédécesseuses, avec deux questions en tête : ce que vaut la nouvelle puce face à la Max+ 395, et ce qu’on gagne vraiment à dépasser les 128 Go de mémoire vive.
La machine de ce test nous a été prêtée par GMKtec.
C’est la nouveauté à l’intérieur de la machine, on retrouve la puce AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 qui reprend la puce de la 395. On a les mêmes 16 cœurs Zen 5, la même partie graphique à 40 unités de calcul RDNA 3.5 et le même bus mémoire de 256 bits.
Les outils de calcul identifient d’ailleurs sa partie graphique exactement comme celle de la 395 (gfx1151 dans le jargon AMD). La partie graphique change de nom, de Radeon 8060S à Radeon 8065S, pour 100 MHz de plus. Côté processeur, j’ai relevé une fréquence maximale de 5 247 MHz, contre 5 146 MHz sur l’EVO-X3.
La vraie nouveauté, c’est surtout la mémoire. La 495 accepte jusqu’à 192 Go de LPDDR5X, quand la 395 plafonnait à 128 Go. Sur ces puces, la mémoire est unifiée : le processeur et la partie graphique piochent dans le même réservoir. Sur un PC classique, le GPU doit se contenter de la mémoire installée sur la carte graphique, soit 32 Go sur une RTX 5090. Pour l’IA locale, cette quantité de mémoire décide de la taille des modèles qu’on peut charger. AMD présente même la 495 comme la première puce x86 grand public capable de faire tourner des modèles de plus de 300 milliards de paramètres, selon les propos rapportés par Liliputing lors de l’annonce de la gamme en mai.
L’EVO-X5 Pro n’a rien du petit boîtier qu’on glisse derrière un écran. Comme l’EVO-X3, il prend la forme d’une mini tour, qu’on peut poser à plat ou debout.
Ce gabarit a une raison d’être : il accueille une alimentation de 330 W intégrée au boîtier, donc pas de gros bloc secteur à cacher sous le bureau, et un refroidissement assez généreux pour tenir la puce en mode performance sans faire de bruit. J’y reviens plus bas, mais c’est l’une des bonnes surprises de ce test.
La connectique est copieuse. GMKtec installe quatre ports USB4, dont deux en USB4 v2 à 80 Gbit/s, deux prises Ethernet 10 Gbit/s, une sortie HDMI 2.1, des ports USB-A et une prise jack en façade. Les deux ports 10 Gbit/s ont un intérêt réel ici : ils permettent de rapatrier rapidement des modèles de plusieurs dizaines de gigaoctets depuis un NAS, ou de relier deux machines entre elles. Le Wi-Fi 7 s’appuie sur une puce MediaTek MT7925, qui a atteint 1,78 Gbit/s en envoi et 1,35 Gbit/s en réception dans nos mesures.
Le bouton d’alimentation fait office de lecteur d’empreintes, et la puce PRO apporte quelques fonctions pensées pour les entreprises, comme la gestion à distance AMD DASH et une puce de sécurité dTPM 2.0.