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Test Google Fitbit Edge : plus qu'un bracelet de santé, moins qu'une montre connectée
Avec le Fitbit Edge, Google remet un écran au poignet et enrichit son suivi de santé de plusieurs fonctions empruntées aux montres connectées. Après plusieurs jours d’utilisation, ce nouveau bracelet m’a convaincu par son confort et sa simplicité, mais m’a aussi fait douter de l’utilité de certaines de ses nouveautés.
Avec le Fitbit Air, Google avait fait un pari assez radical : supprimer l’écran pour transformer son bracelet connecté en un simple capteur de santé, capable d’enregistrer nos activités et notre sommeil, puis laisser l’intelligence artificielle Gemini interpréter toutes ces informations. Une approche minimaliste qui m’avait convaincu lors de mon test, même si l’absence d’affichage pouvait parfois se révéler contraignante. Il faut dire que ne pas pouvoir consulter l’heure sur un objet porté au poignet, c’est tout de même un peu frustrant.
Le Fitbit Edge vient combler ce manque. Pour 179,99 €, soit 80 euros de plus que le Fitbit Air à son prix de lancement, Google propose un bracelet équipé d’un écran AMOLED, d’un GPS intégré et de fonctions sportives et de santé plus complètes. Sans oublier Google Health Coach, toujours au centre de l’expérience. Sur le papier, l’Edge ressemble donc au compromis idéal entre un bracelet discret et une montre connectée. Mais après plusieurs jours d’utilisation, je me suis posé une question assez inattendue : avais-je vraiment besoin de cet écran qui me manquait tant sur le Fitbit Air ?
Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.
Google nous a fait parvenir une version Champagne Doré de son Fitbit Edge, accompagnée d’un bracelet Rose Pêche. Visiblement, quelqu’un chez Google a décidé de mettre un peu de couleur dans mes tests, et pas qu’un peu. L’ensemble ne manque pas de charme, même si j’aurais spontanément choisi quelque chose de plus sobre. Le boîtier en aluminium est compact, avec une épaisseur annoncée de 11,58 mm et un poids de seulement 17,7 grammes, hors bracelet. Il se glisse facilement sous une manche et ne prend pas beaucoup de place au poignet.
Dès les premières minutes, j’ai apprécié sa légèreté. Le Fitbit Edge ne gêne pas les mouvements et se fait rapidement oublier. Le bracelet fourni est agréable à porter et n’a provoqué aucune irritation pendant mon essai. Google livre deux tailles et propose un système de fixation mécanique simple : une pression suffit pour enclencher le bracelet, sans outil ni manipulation compliquée.
C'est surtout pendant la nuit que j’ai apprécié ce format. Je porte régulièrement des montres connectées pour mes tests, et dormir avec un appareil relativement épais n’est pas toujours agréable. Ici, le Fitbit Edge reste suffisamment discret pour que je n’y prête pratiquement plus attention, même lorsque je change de position. Un avantage important pour un appareil destiné à enregistrer le sommeil et la récupération chaque nuit. Google conserve ainsi l’une des qualités du Fitbit Air, malgré l’ajout d’un écran et un boîtier nécessairement plus volumineux.
Le Fitbit Edge dispose d’un écran AMOLED couleur de 34 mm, avec un mode d’affichage permanent. Ma première impression a été positive : les couleurs sont réussies, l’affichage est lisible et les informations restent faciles à consulter malgré la taille du bracelet. La navigation est également simple, avec un glissement vers le bas pour accéder aux commandes et des mouvements latéraux pour parcourir les widgets. Plusieurs cadrans sont disponibles, leur personnalisation passant principalement par Google Health si vous voulez une information supplémentaire. Pour ma part, j’ai gardé celui par défaut, avec juste assez d’éléments pour une lecture rapide.
Google a toutefois conservé une approche assez fermée. Le Fitbit Edge ne dispose d’aucune boutique d’applications et il faudra se contenter des fonctions fournies par le constructeur. On retrouve les outils sportifs, les alarmes, les commandes multimédias et les notifications, avec la possibilité de répondre rapidement à certains mess