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Le RN poursuit "Le Monde" en diffamation, dénonçant la publication d'une "information mensongère" sur l'attentat raciste de Trappes
Le journal avait affirmé que des tracts du Rassemblement national avaient été retrouvés dans la voiture de Kévin T., le suspect de l'attaque terroriste. L'information a été démentie par le procureur national antiterroriste.
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Le Rassemblement national fustige une "enquête qui n'était pas sérieuse". Le parti d'extrême droite a annoncé, mardi 27 octobre, poursuivre en diffamation Le Monde, l'accusant d'avoir diffusé une "information infondée" et "mensongère" portant sur le suspect de l'attentat raciste de Trappes. Le journal "s'est une fois encore prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement national", a affirmé dans un communiqué Bruno Bilde, vice-président du parti en charge des affaires juridiques.
Dans un article publié lundi, une source anonyme proche de l'enquête affirmait au Monde "que des tracts du Rassemblement national avaient été retrouvés" dans la voiture du suspect. "Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule", a cependant déclaré le procureur national antiterroriste, quelques heures plus tard, lors d'une conférence de presse.
A l'intérieur du véhicule, les enquêteurs ont découvert "un pistolet mitrailleur (...) ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munitions, en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menottes, un brassard Police", a détaillé Olivier Christen. Un exemplaire de Mein Kampf, pamphlet antisémite du dictateur nazi Adolf Hitler, a par ailleurs été retrouvé chez lui.
Lundi après-midi, l'affirmation du Monde avait rapidement été reprise par la classe politique. "Quel curieux hasard", avait écrit sur X le patron des socialistes, Olivier Faure, comme relayé par Le Figaro. L'élu a finalement dit avoir supprimé sa publication en ajoutant sur le réseau social : "Ce qui demeure en revanche ce sont les citations des dirigeants du RN qui à force de stigmatisations conduisent les esprits faibles au passage à l'acte."
"Le RN doit s'expliquer : Comment le terroriste s'est-il procuré ces tracts ? Quels sont ses liens avec le parti lepéniste ? Ses contacts au RN connaissaient-ils ses intentions ?", avait aussi questionné l'écologiste Benjamin Lucas sur le même réseau social, avant de publier un "mea culpa". "Marine Le Pen a du sang sur les mains après l'attentat raciste de Trappes", a accusé l'eurodéputée La France insoumise Manon Aubry. Son tweet n'a pas été supprimé.
De son côté, Le Monde a modifié son article lundi soir en ajoutant le démenti du procureur et en le signalant à ses lecteurs à la fin du texte. Sollicité par l'AFP, le quotidien n'a pas souhaité réagir. "Le journal Le Monde s'est une fois encore prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement national", a accusé sur X la candidate du parti à la présidentielle, Marine Le Pen. "Nous attendons maintenant un mea culpa et des excuses publiques du 'journal de référence'", a écrit sur la même plateforme Jordan Bardella, président de la formation.
En diffusant une information infondée, mensongère et démentie ce soir par le procureur de la République, le journal Le Monde s’est une fois encore prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement national.
Cette manœuvre de désinformation manifeste interroge les Français sur la question essentielle de l’objectivité et de la rigueur professionnelle qu’on est en droit d’attendre des médias dans une campagne présidentielle.
"J'appelle l'ensemble des élus d'extrême gauche ayant diffusé l'immonde fake news sur l'attentat de Trappes à retirer leurs publications et à présenter des excuses publiques", a de son côté réclamé le maire UDR de Nice, Eric Ciotti, allié du RN.