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VIDEOS. Des députés de gauche et écologistes quittent l'hémicycle après l'hommage à la victime de l'attentat de Trappes
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L'ambiance s'est tendue à l'Assemblée nationale mardi, après la minute de silence observée en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué lors de l'attentat raciste dans les Yvelines vendredi.
Ambiance électrique à l'Assemblée nationale. Après la minute de silence observée mardi 27 octobre en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué lors de l'attentat raciste dans les Yvelines vendredi, en préambule de la séance de questions au gouvernement, la présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a demandé qu'un hommage national soit rendu aux victimes de cet attentat.
Dans sa réponse, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a provoqué l'indignation en mentionnant la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque. "Il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ces valeurs ne se fait pas à la carte. C'est le message que j'essaye de déployer (...) y compris lorsque l'on était tous bouleversés par cet affrontement entre l'ultragauche et l'ultradroite avec la mort de Quentin [Deranque]." Interrompu par des commentaires dans les travées, il a martelé : "Dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort."
La tension est ensuite montée d'un cran quand le président du groupe Rassemblement national, Sébastien Chenu, a interpellé le gouvernement sous les huées des autres élus. Plusieurs députés socialistes et écologistes ont alors quitté la salle. Danielle Simonnet, du groupe écologiste, a expliqué à franceinfo être partie de l'hémicycle car elle a estimé "scandaleux que le Premier ministre ait mis sur un pied d’égalité une victime d’un attentat terroriste et Quentin Deranque".
Sébastien Chenu a poursuivi son intervention, fustigeant un "concours de fake news (...) ouvert par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche". Son parti a annoncé engager des poursuites contre le quotidien, l'accusant d'avoir propagé une information "mensongère" pour le "salir" en affirmant que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture de Kévin T., le suspect de l'attentat raciste de Trappes.
Après la question du député d'extrême droite, Sébastien Lecornu a accusé la gauche de "recel politicien" et de "faire le jeu du RN" en quittant la salle. Le chef du gouvernement a aussi évoqué une ambiance "particulièrement nauséabonde". "Voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle, le recel politicien, marque une forme d'indignité, a-t-il déclaré. Croyant combattre le racisme, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du RN, vous devriez être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté."
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Attentat raciste à Trappes : une minute de silence observée à l'Assemblée
"La haine raciste tue" : l'Assemblée nationale observe une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué lors de l'attentat raciste de Trappes