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VPN : qu’est ce que c’est WireGuard, et à quoi ça sert ?
WireGuard est l’une des briques clés d’un VPN moderne, et la plupart des services de notre comparateur de VPN le proposent. Apparu en 2016, WireGuard s’est rapidement imposé comme la nouvelle référence des protocoles VPN, supplantant le poussiéreux OpenVPN.
WireGuard est un protocole VPN libre et gratuit, intégré au noyau Linux depuis mars 2020. Il chiffre la connexion avec une cryptographie moderne et tient en moins de 4 000 lignes de code, ce qui le rend plus rapide et plus facile à auditer qu’OpenVPN. C’est le bon choix par défaut pour la navigation, le streaming ou le smartphone. Il a deux limites : il ne camoufle pas l’usage d’un VPN, et dans sa version de base, le serveur garde en mémoire l’adresse IP de l’utilisateur. Dans les pays qui censurent Internet, OpenVPN avec obfuscation reste préférable.
WireGuard est un protocole VPN connu pour combiner à la fois performances et sécurité. Nous retenons surtout sa simplicité, bien plus grande que celle d’OpenVPN ou d’IPsec, qui le rend plus léger et plus économe en énergie. Avec moins de 4 000 lignes de code (contre 70 000 pour OpenVPN et quelques centaines de milliers pour IPsec), WireGuard réduit considérablement les vulnérabilités exploitables et passe plus rapidement les audits de sécurité.
Le chercheur en sécurité Jason A. Donenfeld a conçu WireGuard en 2015 dans ce but. L’objectif était d’avoir un protocole VPN plus rapide sans compromettre la fiabilité, plus sécurisé sans réduire les performances, et surtout simple à utiliser. WireGuard est aussi open source : chacun peut examiner son code pour vérifier sa sécurité, corriger des failles ou l’améliorer. De nombreux fournisseurs de VPN en profitent, et certains s’en servent même de base pour développer leur propre protocole ou intégrer un chiffrement post-quantique.
Son arrivée officielle a pris du temps. WireGuard n’est entré dans le noyau Linux qu’avec la version 5.6, publiée le 29 mars 2020, qui marque aussi sa première version stable (1.0.0). Linus Torvalds, le créateur de Linux, soutenait publiquement le projet depuis 2018. WireGuard tourne aujourd’hui aussi sur Windows, macOS, Android et iOS.
WireGuard fonctionne avec un bouquet d’algorithmes de cryptographie modernes : Noise Protocol Framework (création de canaux de communication sécurisés), Curve25519 (échange sécurisé des clés entre un appareil et le serveur VPN), ChaCha20 (chiffrement des données), Poly1305 (codes d’authentification des messages), BLAKE2 (hachage cryptographique) et HKDF (dérivation des clés). Cette combinaison donne à WireGuard un très haut niveau de sécurité. Pour transporter les données, le protocole passe par UDP, plus léger et plus rapide que TCP.
À l’usage, WireGuard établit un tunnel sécurisé entre deux points à l’instar d’autres protocoles VPN et chiffre les données pour assurer leur confidentialité lors du transfert. WireGuard a toutefois comme mécanisme propre le CryptoKey Routing qui simplifie à la fois le routage et le filtrage dans un même mécanisme. Chaque appareil a une clé publique et une liste d’adresses IP autorisées (AllowedIPs) qui lui est associée. À l’envoi, WireGuard cherche dans ces listes à quel appareil appartient l’adresse de destination et chiffre le paquet pour lui. À la réception, il vérifie que l’adresse IP source du paquet déchiffré figure bien dans la liste de l’appareil qui l’a envoyé.
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WireGuard réunit quatre atouts : la vitesse, une cryptographie moderne, une configuration courte et une bonne stabilité quand on change de réseau. Ce mélange le place au-dessus des autres protocoles VPN pour un usage courant. Son plus grand défaut est la confidentialité limitée côté serveur. Voici ce qui le distingue d’OpenVPN :
Jusqu’ici, on pourrait prendre WireGuard pour le protocole VPN parfait, mais il a ses défauts, et OpenVPN reste préférable dans certains cas :