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En 9 mois, le champion français du drone, Parrot, fait aussi bien qu'en 2025, avec un seul modèle !
Parrot a publié mercredi un chiffre d’affaires en hausse de 40 % au troisième trimestre 2026. Porté par ses micro-drones ANAFI UKR, le fabricant français s’apprête à dépasser pour la première fois les 100 millions d’euros dans les drones professionnels.
Le chiffre d'affaires de Parrot poursuit son envolée, porté en bonne partie par le micro-drone ANAFI UKR. En neuf mois, le groupe parisien a déjà fait mieux que sur toute l'année 2025, et sa branche drones a enfin trouvé l'équilibre sur un an glissant, comme on l'apprend ce mercredi 28 octobre 2026. Les commandes s'enchaînent pour elle, de la Suède au Canada, tandis que la filiale logicielle Pix4D réinvente discrètement sa façon de vendre, avec de vraies ambitions pour la fin de l'année.
Sur le seul troisième trimestre, Parrot a réalisé 23,7 millions d'euros de chiffre d'affaires, contre 17 millions un an plus tôt. La hausse atteint 40 %, ou 38 % même si l'on gomme l'effet des variations entre devises. Depuis janvier, le compteur affiche 81 millions d'euros (+60 %), soit déjà plus que les 79,8 millions de tout l'exercice 2025. Et il reste encore un trimestre à jouer.
Cette croissance, Parrot la doit entièrement à ses micro-drones professionnels. Ils ont rapporté 16,6 millions d'euros sur le trimestre (+68 %) et 58,7 millions sur neuf mois, plus du double de l'an dernier. Sur cette période, ils pèsent désormais 73 % des ventes du groupe, contre 55 % un an plus tôt.
Après la Finlande et l'OTAN, l'ANAFI UKR a enregistré de nouvelles commandes et livraisons auprès de forces de défense et d'organismes publics en Suède, au Danemark, aux États-Unis, en France et au Canada. Ses usages se diversifient aussi, avec des activités sur des acteurs comme la défense, la sécurité publique et la protection d'infrastructures. Parrot progresse par ailleurs dans les processus de sélection, de qualification et de référencement, notamment en Amérique du Nord et en Europe du Nord. Ce sont autant d'étapes qui lui ouvrent plus facilement les portes des grands programmes d'équipement publics.
L'autre bonne nouvelle, attendue de longue date, est qu'après des années d'investissements, l'activité drones atteint l'équilibre opérationnel sur les douze derniers mois. Autrement dit, ses ventes couvrent désormais ses coûts d'exploitation, même si le troisième trimestre, pris isolément, reste dans le rouge. Sur un marché où les commandes tombent par à-coups, Parrot prévoit plus de 20 millions d'euros de ventes de drones au quatrième trimestre. Cela représenterait une croissance de 20 à 30 % au second semestre, malgré une base de comparaison déjà élevée. Sur l'année, l'activité approcherait alors des 80 millions d'euros, soit plus de 65 % de hausse, et Parrot se dit confiant de la voir atteindre l'équilibre sur l'ensemble de l'exercice.
Sa filiale de modélisation 3D qui porte l'activité « Solutions pour infrastructures essentielles », Pix4D, fait en apparence du surplace, avec 7 millions d'euros au trimestre et 22,1 millions sur neuf mois, stable à taux de change constants. Mais en réalité, elle change de modèle. Les licences achetées une fois pour toutes reculent nettement, au profit d'abonnements qui progressent, notamment en Europe et sur le continent américain, et qui assurent des revenus plus réguliers à l'entreprise.
Ses logiciels de nouvelle génération se vendent désormais mieux que les anciens, et ses outils de modélisation 3D au sol gagnent du terrain. Au total, Parrot devrait atteindre environ 110 millions d'euros de chiffres d'affaires pour l'année 2026. Ce serait une première dans les drones et solutions professionnels, le créneau sur lequel l'ancien roi des kits mains libres a fait le pari de se recentrer. Verdict le 26 mars 2027, avec les résultats annuels.