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Mobile raciste, autocollants glorifiant le RN... Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur antiterroriste sur le suspect de l'attentat dans les Yvelines
Kévin T. doit être présenté à des juges jeudi en vue de sa mise en examen. Une information judiciaire a été ouverte pour assassinat et tentatives d'assassinat "en relation avec une entreprise terroriste" et avec la circonstance d'une motivation raciste.
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Kévin T. a admis avoir ciblé des personnes "musulmanes, africaines ou nord-africaines". Près d'une semaine après l'attentat raciste dans les Yvelines, le procureur antiterroriste a tenu une nouvelle conférence de presse, jeudi 29 octobre, durant laquelle il a livré des informations sur les motivations de l'homme de 39 ans, ainsi que sur son parcours idéologique et son état de santé. Le suspect a été interpellé vendredi juste après l'attaque qui a tué un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et blessé sept personnes dont quatre grièvement, à Trappes et à La Verrière (Yvelines). "Trois d'entre elles sont encore hospitalisées à l'heure où je vous parle et le pronostic vital de l'une d'entre elles demeure engagé", a détaillé Olivier Christen.
Kévin T. doit être présenté à des juges jeudi en vue de sa mise en examen. Le Parquet national antiterroriste a requis sa détention provisoire, alors qu'une information judiciaire a été ouverte pour assassinat et tentatives d'assassinat "en relation avec une entreprise terroriste, avec cette circonstance qu'ils ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée". Voici ce qu'il faut retenir de la conférence de presse d'Olivier Christen.
Lors de sa garde à vue, Kévin T. a admis avoir "spécifiquement ciblé des personnes de type musulman, africain ou nord-africain", a déclaré Olivier Christen, après l'avoir nié dans un premier temps. Le tireur a affirmé aux enquêteurs avoir choisi "le lieu de son action", car Trappes est selon lui "un repaire d'islamistes".
Le suspect conteste en revanche "toute intention terroriste" et considère son attaque comme "légitime". "S'il réfutait avoir voulu tuer des enfants, indiquant avoir pu se méprendre au regard de la taille de la victime de 11 ans, il déclarait toutefois n'éprouver aucun regret", a souligné le procureur.
Lors de la perquisition de son domicile, Olivier Christen a confirmé qu'un Coran, une Bible et un exemplaire de Mein Kampf , pamphlet antisémite et raciste écrit par Adolf Hitler, avaient été retrouvés. Des "armes ou éléments d'armes" dont "un chargeur, deux poings américains, une baïonnette en acier et un silencieux" ont également été récupérés.
Le procureur a par ailleurs révélé la découverte "d'autocollants rangés dans un tiroir" pouvant éclairer sur sa pensée politique. Selon le procureur, trente d'entre eux "support[e]nt la mention 'Vive la France, RN, Fier d'être français'", 99 "port[e]nt la mention '100% français, Vive la France'" et 98 "l'inscription 'Soutien aux forces de l'ordre'". Olivier Christen a ajouté que tous ces objets sont "apocryphes". Kévin T. a expliqué qu'il avait "lui-même dessiné les autocollants" puis "en avoir commandé la fabrication via Amazon il y a plus d'un an". Il a toutefois assuré "n'être adhérent ou sympathisant d'aucun parti politique".
Kévin T. a par ailleurs été interrogé sur sa participation à une réunion publique pour la Palestine en 2018, alors que des photos de lui à ce sujet ont circulé sur les réseaux sociaux. "Il se reconnaissait et indiquait qu'il avait, à un certain moment de sa vie, 'infiltré les gauchistes'", a rapporté Olivier Christen.
Outre un dispositif de piégeage dans son appartement, "les investigations ont également mis en évidence la très grande préparation de l'action criminelle menée le 23 octobre", a déclaré le procureur. Kévin T. avait ainsi acquis depuis septembre "plusieurs éléments d'armes de nature à renforcer l'efficacité tactique de [son] pistolet mitrailleur", ainsi qu'"un brassard police et des menottes". Il a reconnu "la préméditation" de l'atta