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Attentat raciste dans les Yvelines : "Il y a eu plusieurs ratés", regrette Yassine Bouzrou, avocat de victimes
Le suspect avait notamment été arrêté trois jours avant pour avoir agressé un homme noir dans une station-service d'Ile-de-France, selon une source proche de l’enquête.
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"Il y a eu plusieurs ratés", regrette, jeudi 29 octobre, sur franceinfo Yassine Bouzrou, l’avocat de plusieurs victimes de l'attentat raciste de Trappes et La Verrière, notamment d’un homme dont le pronostic vital est engagé. L’avocat explique avoir appris avec "stupéfaction l’agression raciste trois jours avant les faits". Selon les informations de franceinfo, Kevin T. a été arrêté par les forces de l’ordre trois jours avant son passage à l’acte, après avoir frappé un homme noir. Relâché, il devait se présenter à un commissariat pour s’expliquer sur ces faits le jour-même de son passage à l’acte.
Attentat raciste dans les Yvelines : le suspect, Kévin T., mis en examen par un juge antiterroriste
"Pourquoi la justice n’a-t-elle pas traité cette affaire comme elle aurait dû le faire ?", s’interroge l’avocat. Avant de poursuivre : "Ça aurait peut-être évité cet attentat, car une agression à caractère raciste sur la voie publique ne se solde normalement pas par une absence de poursuites. La plupart des gens passent en comparution immédiate."
Yassine Bouzrou explique que, selon lui, "la justice a peut-être considéré que l’agression sur un homme noir ce jour-là ne justifiait pas une présentation devant la justice. Je suis avocat pénaliste depuis 20 ans, je vois rarement des agressions racistes avec des gens qui ne sont pas déférés devant un juge", a-t-il assuré. L’avocat estime que l’assaillant, au vu de son passé, "aurait dû être fiché et suivi par les services de renseignement".
"Malheureusement, je pense qu’il y a eu des défaillances", conclut-il : "Il n’est pas normal qu’un homme aussi dangereux, avec des thèses aussi dangereuses et un arsenal de guerre, n’ait jamais fait l’objet d’une surveillance ou d’un fichage. Ça pose une difficulté. Je pense que nous avons des services qui sont défaillants sur l’ultradroite, qui travaillent beaucoup sur le terrorisme islamiste, mais malheureusement moins sur des profils d’ultradroite. Cette affaire montre à quel point les défaillances peuvent être importantes."
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