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« Très peu pour moi » : vos témoignages sans filtre sur l’électrique d’occasion
Le 21 octobre, nous vous demandions si l’électrique d’occasion était à vos yeux une bonne affaire ou une option hors de question. Vos réponses montrent qu’on peut faire le grand saut, oui, mais pas à n’importe quel prix. Sur le marché du véhicule électrique d’occasion, il y a certes ceux qui ont franchi le pas, même plusieurs fois, comme pour un acheteur d’une Zoé de 2016 acquise en 2019, suivie d’une Kia EV6 de 2022 achetée en 2025. Et il sont contents ! Mais il y a ceux pour qui c’est un « non » catégorique pour le moment, car l’offre pose un réel problème de péremption.
Pour de nombreux automobilistes qui roulent encore dans de vieux modèles achetés il y a plus de dix ans, et parfaitement conservés, le changement de véhicule va finir par s’imposer. Avec la transition écologique entamée ou la hausse continue du carburant, pourquoi ne pas passer franchement au 100 % électrique ? Mais au moment d’envisager l’occasion, ça coince, car la crainte de l’obsolescence technique et logicielle bloque le passage à l’acte. Avec l’angoisse des files d’attente sur l’autoroute et le sentiment d’acheter un produit périssable, les automobilistes hésitent. Faut-il craquer dès maintenant ou attendre patiemment ?
« Acheter une voiture électrique d’occasion ? Très peu pour moi, ces véhicules sont périmés ! À moins de les trouver à moins 50 %… » Le décor est posé par l’un des lecteurs. Ce qui retient principalement les acheteurs potentiels d’un modèle électrique d’occasion, c’est la crainte de voir leur véhicule dépassé techniquement à très courte échéance.
Le seuil des 50 % est pourtant déjà franchi sur une bonne partie du marché. D’après une étude de Leboncoin publiée le 21 août, les dix voitures électriques les plus diffusées sur la plateforme perdent en moyenne 59 % de leur valeur en cinq ans, de 53 % pour la Dacia Spring à 65 % pour la Renault Zoé. Une Tesla Model 3 vendue 52 136 euros en moyenne neuve en 2020 se revend ainsi autour de 23 180 euros. Leboncoin calcule toutefois cette décote à partir du prix catalogue, sans déduire le bonus écologique de l’époque : par rapport au prix réellement payé, la baisse est un peu moins forte.
Côté recharge, d’abord. Un autre automobiliste, qui roule en Renault Scénic E-Tech 87 kWh neuf en crédit-bail, se pose clairement la question : affiché 50 000 euros, ce modèle vaudra combien dans deux ans ? « Ce véhicule était déjà en retard vs les Chinoises ou Tesla en 2024, donc selon moi il sera obsolète en 2028. Ce sera un super véhicule en très bon état, mais il chargera lentement par rapport à ce qui se fera. »
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Face aux avancées chinoises ou aux standards du secteur, les modèles actuels risquent de charger trop lentement par rapport aux futures productions. Pour ce profil, acheter ne serait-ce qu’une citadine d’occasion comme une Renault Zoé ou une Citroën ë-C3 reste impensable, sauf à les toucher à 50 % du prix des nouveautés. Bon nombre de conducteurs attendent aussi que la technologie atteigne un « plateau », en ce qui concerne par exemple la généralisation de la recharge complète en 10 minutes, voire moins. Ils veulent pouvoir ensuite acheter d’occasion sans scrupules ni compromis.
Ce « plateau » commence à se dessiner, du moins sur les modèles neufs. Avec sa recharge Flash, BYD promet de passer de 10 à 70 % en cinq minutes, et à 97 % en moins de dix minutes, sur ses propres bornes. En Europe, la technologie est arrivée cette année sur le Denza Z9 GT, le break de la marque premium du groupe, et le SUV sept places Atto 8, présenté au Mondial de l’Automobile de Paris, sera le premier modèle badgé BYD à en profiter. Le constructeur vise 3 000 de ces bornes en Europe d’ici fin 2027. En clair, nos lecteurs qui attendent ne se trompent pas sur la tendance, mais cette recharge éclair reste pour l’instant réservée à une poignée de voitures neuves et de stations.
Plusieurs de nos témoins est