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Peut-on faire du partage de connexion avec une eSIM de voyage ? Ce qu’il faut savoir
Se connecter à Internet depuis l’étranger se fait rarement dans de bonnes conditions, que ce soit pour télétravailler, regarder une série ou répondre à un e-mail urgent. Le réseau local peut être lent. Quant aux réseaux Wi-Fi publics de l’hôtel ou de l’aéroport, ils posent un problème de sécurité.
Dans ces situations, une eSIM de voyage peut rendre service. En effet, certaines incluent le partage de connexion. Un smartphone sert alors de hotspot Wi-Fi pour un PC portable, une tablette ou une console portable, même à l’étranger. La plupart des fournisseurs d’eSIM de voyage l’autorisent, mais les forfaits « illimités » le plafonnent souvent : Holafly limite par exemple à 1 Go par jour les données partagées. Voici à quoi faire attention avant de souscrire.
Non, pas toutes. En octobre 2026, la grande majorité des fournisseurs d’eSIM de voyage, dont Holafly, Airalo et Saily, autorisent le partage de connexion. Certains forfaits le brident pourtant fortement, voire le bloquent. Les offres « illimitées » et les eSIM locales à bas coût sont les plus concernées.
Les eSIM de voyage « illimitées » sont les premières à appliquer des restrictions sur le partage de connexion. Holafly, qui vend presque uniquement des forfaits illimités, plafonne ainsi les données partagées à 1 Go par jour (500 Mo sur certaines destinations). Certaines offres peuvent même ne pas inclure ce service. Chez Ubigi et Saily, les forfaits illimités autorisent le partage de connexion, dans la limite de la politique d’utilisation raisonnable (FUP). En revanche, les eSIM de voyage à volume de données fixe incluent plus souvent le partage de connexion sans restriction.
Ces offres illimitées appliquent en plus un quota quotidien à plein débit, et les appareils connectés au smartphone puisent dans ce même quota. Airalo accorde ainsi 3 Go par jour à haut débit sur ses eSIM illimitées, avant de réduire la vitesse. Saily monte jusqu’à 5 Go par jour selon la destination, puis bride la connexion à 1 Mbit/s : assez pour les e-mails et la messagerie, mais peu adapté à une visioconférence en vidéo.
Les eSIM souscrites directement auprès d’un opérateur local ou d’un revendeur de profils eSIM locaux sont aussi les plus susceptibles d’être bloquées sur le partage de connexion. Cela touche notamment les eSIM à bas coût pour l’Asie. Les opérateurs veulent ainsi éviter qu’un smartphone serve de routeur 4G/5G à plusieurs autres appareils et sature le réseau mobile.
Veillez donc à vérifier si un forfait mentionne explicitement le partage de connexion ou le hotspot Wi-Fi avant d’y souscrire.
Le partage de connexion avec une eSIM de voyage s’active exactement comme avec un forfait mobile classique. Les smartphones les plus récents proposent tous le partage de connexion, il suffit de l’activer dans les paramètres ou le centre de contrôle de l’interface.
Le partage de connexion (ou tethering) peut ensuite être réalisé en faisant du smartphone un point d’accès Wi-Fi, en l’associant avec un autre appareil en Bluetooth ou en les reliant directement avec un câble USB. Le Bluetooth consomme moins d’énergie, mais son débit est bien plus faible. Le câble USB, lui, recharge le smartphone en même temps.
Pour la marche à suivre pas à pas, notre tutoriel explique comment faire un partage de connexion avec un smartphone Android ou un iPhone.