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"Ils n'ont pas pu résister à cette déferlante d'émotion" : au procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci, la douleur des mères provoque des aveux
Après plus de deux semaines de procès dans ce dossier, la plupart des cinq accusés clamaient leur innocence, mais le procès a basculé, lundi, quand les trois mères des victimes ont témoigné à la barre.
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C'est la troisième semaine d'audience, aux assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, où cinq hommes sont jugés pour un triple assassinat particulièrement barbare, en décembre 2020, sur fond de guerre entre narcotrafiquants à Marseille. Lundi 2 novembre, les trois mères des victimes, dont celle du grand frère d'Amine Kessaci, ce militant antinarcotrafic devenu adjoint au maire de Marseille, ont témoigné.
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Leur émotion ont provoqué des aveux. Elles ont raconté en pleurant leur vie brisée après l'assassinat de leur fils. Pour la première fois depuis le début de ce procès, les accusés baissaient la tête dans le box. Certains ont craqué.
La mère du militant anti-narcotrafic Amin Kessassi a perdu deux fils sous les balles et, comme les autres mamans, elle s'est avancée la tête haute, raconte son avocat Pierre-Olivier Sur : "La façon dont elles étaient chacune droite à la barre à regarder les accusés est exemplaire. Les accusés n'ont pas pu résister à cette déferlante d'émotion. Elle emporte tout. Et effectivement, les accusés, les yeux dans les yeux, en pensant aussi à leur propre mère, ont demandé pardon et, pour deux d'entre eux, se sont exprimés sur les faits et ont désigné chacun des coupables."
L'un des hommes jugés pointe ses coaccusés : "Lui, c'est le commanditaire. Lui, il a démembré l'un des corps et le tireur, c'est lui, Amine Oualane." Ce dernier est devenu l'un des chefs de la DZ Mafia, selon les enquêteurs. L'homme fulmine dans le box, alors qu'un autre accusé se lève pour avouer qu'il a bien découpé un corps. "On m'a obligé, j'avais peur", dit-il. "Mais qui t'a dit de le faire ? Dis-le !", bondit le père d'une victime. Le président suspend l'audience. Les accusés seront interrogés à tour de rôle mardi.
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