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L'Arcom saisit la justice après des propos d'Éric Zemmour au lendemain de la journée du 17 octobre
Invité sur France Inter, Martin Adjari évoque une "répétition" de propos de la part d'Éric Zemmour avec une "proximité sur différentes antennes" qui avaient "justifié" une saisine de la justice. Une telle saisine, "ce n'est pas inédit mais c'est relativement rare", explique le président du régulateur.
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Le régulateur français de l'audiovisuel, l'Arcom, a annoncé sur France Inter mardi 3 novembre avoir saisi la justice après des propos sur LCI, BFMTV et CNEWS d'Éric Zemmour, candidat Reconquête à l'Élysée, considérés comme appelant la discrimination, au lendemain de la journée du 17 octobre.
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"En tant qu'autorité publique, nous pouvons être conduits à signaler aux procureurs de la République des propos lorsqu'ils nous paraissent être attentatoires par exemple aux lois en matière d'appel à la discrimination. Cela a été fait par les services de l'Arcom la semaine dernière au sujet de propos tenus sur différentes antennes" par Éric Zemmour, a déclaré sur France Inter le président du régulateur, Martin Ajdari.
Une telle saisine, "ce n'est pas inédit mais c'est relativement rare", a-t-il ajouté. Le 18 octobre, le candidat d'extrême droite à la présidentielle a évoqué sur LCI "des hordes de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes", sur BFMTV des "racailles arabo-musulmanes" et sur CNEWS a appelé à "la remigration" des pillards, c'est-à-dire l'expulsion des étrangers. Sans citer ces passages, Martin Ajdari a dit que leur "répétition" ainsi que leur "proximité sur différentes antennes" avaient "justifié" une saisine de la justice.
"En tant que régulateur audiovisuel, on n'a pas à se prononcer" sur la responsabilité de certains médias dans l'attentat raciste qui a eu lieu dans les Yvelines, cela appartient "au débat politique", indique Martin Ajdari. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a notamment accusé des médias comme CNews d'avoir une responsabilité dans cette attaque qui a fait un mort, en donnant trop de place sur leurs antennes à des discours stigmatisant les personnes issues de l'immigration.
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"Ce sur quoi nous nous prononçons", explique Martin Ajdari, "c'est si les programmes diffusés par les chaînes de télévision et de radio sont conformes à leurs obligations légales et conventionnelles". Il reconnaît que "les mots ont une importance psychologique, sociale, collective, démocratique". "D'un point de vue du droit audiovisuel", précise le président de l'Arcom, "les mots doivent simplement respecter un cadre légal". "Lorsque ce cadre est dépassé, nous sanctionnons. Nous le faisons régulièrement et nous le ferons encore", indique-t-il.
Ces sanctions sont prises "au cas par cas sur des propos précis qui ont été tenus", dit Martin Ajdari. Cela ne se fait pas, précise le président de l'Arcom, "sur la dénonciation d'une atmosphère, d'une ambiance qui est encouragée ou d'un conditionnement psychologique qui ne relève pas du tout du champ de la régulation audiovisuelle".