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Verdikt ambitionne de réduire l’empreinte carbone du digital
Former les talents de demain en informatique et transformer leurs idées en solutions concrètes : telle est l'ambition de l’EPITA. Grâce à une pédagogie fondée sur l’exigence, l’autonomie, la créativité et la conduite de projets, l’école prépare ses étudiants à répondre aux grands défis technologiques de demain.
Rencontre avec une ancienne élève qui met son savoir-faire au service d’un numérique plus durable.
[EN VIDÉO] On pense rarement à l’impact environnemental d’un serveur, d’un cloud ou d’une infrastructure informatique. Pourtant, derrière chaque usage numérique se cache une consommation de ressources bien réelle. C’est justement là qu’intervient Verdikt, une entreprise de la GreenTech française qui développe des outils pour aider les entreprises à mesurer et réduire l’empreinte de leur numérique.Son objectif ? Transformer des données techniques complexes en indicateurs simples pour comprendre où se situe l’impact environnemental et social d’un système informatique, puis agir concrètement pour le réduire. À l’origine de cette solution, Hélène Levrault, cofondatrice et CTO de Verdikt, qui met son expertise d’ingénieure au service d’un numérique plus sobre. Elle nous raconte comment son parcours à l’EPITA lui a donné les clés pour transformer la complexité technique en un véritable levier de transition écologique.
« Réconcilier la tech et l’écologie dans le monde de l’entreprise », telle est l’ambition que dessine Verdikt avec, aux commandes, une ancienne élève de l’EPITA, Hélène Levrault, devenue consultante Green IT. Fondée en octobre 2020 avec Christine Heckmann, ancienne DSI, la startup a été distinguée dès sa première année de vie par le concours i-Nov de Bpifrance avant d'intégrer l'incubateur Station F, puis le classement Future 40 qui regroupe les 40 start-up les plus prometteuses de France.
Pour Hélène Levrault, cofondatrice et CPTO de l’entreprise, Verdikt est la « plateforme de l'informatique durable ». Face à des ressources qui s’amenuisent, à des entreprises lancées dans une course aux investissements et à l’émergence de nouveaux modèles d’IA chaque jour, il fallait réfléchir à une solution amenant les entreprises à limiter leur impact numérique.
Verdikt est donc née pour les aider à piloter leur empreinte environnementale. L’entreprise propose un diagnostic adapté avec de véritables outils d’action qui évaluent l’impact d’une entreprise sur l’environnement pour l’amener à le réduire : cloud, équipements, IA, logiciels…
Le vrai défi à mener ? La pollution numérique demeure imperceptible et Hélène de préciser qu’« on ne voit pas le CO2 que dégage un serveur ou un cloud. » La jeune ingénieure a donc entrepris de rendre visible l’invisible, s’attachant à automatiser l'analyse de données complexes d’une entreprise pour lui proposer une « photographie » d’ensemble de ses impacts environnementaux et sociaux issus de l’informatique.
Car Verdikt a compris que les entreprises avaient de nouvelles attentes et mieux documenter leur empreinte carbone en fait désormais partie. Elle ne se contente cependant pas de « regarder le carbone », mais prend en compte les dimensions environnementale, sociale et économique de la performance numérique. Et aujourd’hui, pour préparer le futur, la transition vers un numérique durable est indispensable…
Pour Hélène, sa formation en ingénierie à l’EPITA lui a avant tout permis d’apprendre la résilience.
La multiplicité des projets, la gestion des équipes aux profils variés, le respect des dates butoirs, mais aussi la capacité à s’adapter aux changements ou de revoir les priorités ont amené la consultante en Green IT à développer des réflexes essentiels à l’entreprenariat, en particulier dans le numérique, secteur en perpétuelle mouvance.