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J’ai essayé le moins cher des BMW iX3, et il m’a convaincu que personne n’a besoin de 805 km d’autonomie
Chez BMW, les lancements suivent toujours une logique bien précise. Au lancement, les versions les plus musclées sont systématiquement proposées, rejointes ultérieurement par des versions plus modestes et plus accessibles.
Et ce n’est pas le BMW iX3, la première voiture électrique « new age » de la marque, qui va faire mentir la tradition. Lancé en version 50 xDrive avec deux moteurs électriques de 469 ch et une sacrée batterie offrant jusqu’à 805 kilomètres d’autonomie, le SUV électrique avait de quoi impressionner.
Pour aller plus loin
Je suis monté à bord du BMW iX3, et je trouve qu’il met une claque aux autres voitures électriques européennes
Une version aujourd’hui rejointe par l’iX3 40 « tout court ». Au programme, un seul moteur à l’arrière et une batterie de « seulement » 82,6 kWh, de quoi ramener l’autonomie à 645 km… et au passage s’alléger de 8 000 euros au tarif catalogue.
Une différence qui a de quoi aiguiser la curiosité. Alors, ce BMW iX3 40 est-il l’offre la plus intelligente de la gamme ou est-ce une version au rabais ? À quoi avons-nous droit pour ce prix ? Évidemment, une seule façon d’en savoir plus : l’essayer.
Après la découverte en studio et les premiers essais du 50 xDrive, cet iX3 40 était pour moi la troisième occasion de passer du temps autour du SUV électrique – de quoi s’offrir un avis que j’espère définitif, d’autant plus que les différences visuelles entre ces deux versions ne vont pas plus loin que le badge sur le hayon.
Alors oui, le nouveau design fait un bien fou au BMW, cassant ce cycle en fin de vie des calandres toujours plus grandes et des lignes toujours plus surchargées. Ici, la calandre se fait discrète, l’éclairage sophistiqué remplace avantageusement le chrome, et la simplification générale du design (sur le travail des surfaces, l’abandon de l’antenne de toit ou des lécheurs de vitres latérales) offre une respiration bienvenue.
Après, il ne faut pas cacher que le dessin général reste très massif. Déjà parce que l’iX3 est un beau bébé de 4,78 m de long pour 1,90 m de large et 1,64 m de haut, mais aussi par les volumes parfois lourds – notamment toute la partie avant, qui a bien besoin des jantes de 19 pouces pour tenter de remplir les passages de roue.
Chacun se fera sa propre opinion, mais le voir garé à côté d’une Série 3 Touring F31 de 2013 a fait poindre en moi un soupçon de nostalgie.
En parlant de jantes, mon iX3 d’essai était doté des jantes de 19 pouces de base, mais agrémentées d’inserts aérodynamiques. Opter pour ces cinq morceaux de plastique, au demeurant aussi discrets que joliment travaillés, vous coûtera 400 euros, mais vous fera gagner 11 km d’autonomie selon le cycle WLTP – ce sont les jantes les plus aérodynamiques de la gamme.