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J’ai testé la Reolink OMVI 2i Ultra, une caméra 4K d'extérieur qui ne s’affole pas pour un rien
Une détection ultra précise de jour comme de nuit, une belle image 4K et un panneau solaire efficace, cette caméra de surveillance extérieure convainc à l’usage. Son installation et son application méritent toutefois mieux.
À force de déclencher pour un rien, certaines caméras finissent par nous faire ignorer leurs alertes. La Reolink OMVI 2i Ultra m'a justement séduit sur ce terrain. Durant cette prise en main, sa détection s’est montrée particulièrement fiable, mieux maîtrisée que sur plusieurs modèles récemment testés. Avec son module fixe 4K, sa tourelle 3K et son alimentation solaire, elle a aussi de sérieux arguments pour surveiller une entrée sans tirer de câble électrique ni devoir sortir l’escabeau tous les mois pour récupérer la batterie et la recharger.
Premier bon point à l’ouverture de l’emballage, Reolink fournit un véritable mode d’emploi papier. Pouvoir consulter les instructions sans jongler avec son téléphone ou son ordi portable reste appréciable. Les accessoires sont généreux avec les éléments de fixation, ses gabarits de perçage, le câble de recharge, la rallonge USB-C et le panneau solaire. La finition inspire confiance et le boîtier respire la solidité. Il pèse aussi son poids : plus de 1 kg avec son support mural ! Mieux vaut bien soigner l’ancrage au mur. Et ce n’est pas fini…
Le déballage de la Reolink OMVI 2i Ultra. ©Nicolas Guyot pour Clubic
L’assemblage demande en effet davantage de patience qu’espéré. Pour solidariser la caméra avec son support mural et installer le panneau sur l’ensemble, il faut passer par des vis. Le gros tournevis cruciforme devient vite encombrant lorsqu’on travaille en hauteur avec l’appareil à maintenir d’une main. Un mécanisme de verrouillage plus accessible aurait simplifié la fixation de la caméra à son support et, ensuite, le panneau solaire à la caméra. Quatre vis en trop et un point en moins pour l’OMVI 2i Ultra.
Autre contrariété, protégé de l’humidité par un bouchon en caoutchouc blanc, le logement du port USB Type-C laisse peu de place autour du connecteur. Certains câbles à embout épais ne passent pas, même si leur fiche est théoriquement adaptée. Autant bien garder celui fourni sous la main.
La configuration passe ensuite par l’application Reolink. Le Bluetooth facilite la découverte de l’appareil qui communique en Wi-Fi 6 sur les bandes 2,4 ou 5 GHz (privilégiez le 2,4 GHz si l’emplacement de la caméra est loin de votre box Internet). Il faut néanmoins saisir soi-même le mot de passe du réseau.
Rien d’insurmontable, mais cette étape manque de confort. L’appli pourrait reprendre le mot de passe Wi-Fi du système ou nous inviter à le piocher dans le coffre-fort à mots de passe du smartphone. Signalons que j’ai effectué l’installation avec mon téléphone Android, l’expérience est peut-être différente sur iOS.
La caméra livrée fixée sur son support et son panneau solaire (comparé ici à celui de la Tapo C675D Kit). ©Nicolas Guyot pour Clubic
Une fois la caméra bien fixée au mur, on apprécie de la voir se passer de raccordement au secteur et de câble réseau ; seul subsiste le cordon qui la relie au panneau solaire. Panneau solaire d’ailleurs que je trouve plutôt compact et dense contrairement à certains modèles de la concurrence comme la Tapo C675D Kit.