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Actualité : Quarante ans après Tchernobyl, des scientifiques découvrent que des particules radioactives du réacteur sont restées presque intactes malgré les décennies
Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, les scientifiques se penchent encore sur la catastrophe nucléaire. Des chercheurs ont analysé six particules radioactives expulsées du réacteur numéro 4 et leur découverte est pour le moins surprenante.
Les scientifiques se sont donc penchés sur six particules radioactives expulsées du réacteur numéro 4. Leur découverte, c'est que le combustible nucléaire a gardé une grande partie de sa structure d'origine avec des poussières de seulement 8 à 50 micromètres. En 2026, on trouve donc toujours ces fragments radioactifs et certains débris ont beaucoup moins changé qu'on ne l'attendait.
Particule radioactive issue de l'accident nucléaire de 1986 : le fragment de combustible nucléaire a partiellement fusionné avec de l'oxyde de zirconium.
Rappelons que c'est le 26 avril 1986 que le réacteur numéro 4 a explosé lors d'un test de sécurité. L'incendie du graphite a duré dix jours et des fragments de combustible furent projetés autour de la centrale de Tchernobyl.
Il s'agit de ce que les chercheurs appellent des "particules chaudes", dont certaines ressemblent encore au dioxyde d'uranium utilisé comme combustible. Mais ce n'est pas tout puisque d'autres ont fusionné avec le zirconium qui entourait le combustible et le feu a transformé une partie du combustible en oxydes d'uranium plus fragiles.
Les chercheurs souhaitaient découvrir pourquoi ces débris ne se dégradent pas tous à la même vitesse, puisque leur composition change fortement selon ce qui leur est arrivé dans le réacteur.
Les scientifiques ont isolé six particules de deux sites ukrainiens puis les ont envoyées à Grenoble sous plusieurs couches de protection. Christoph Hennig, cristallographe au Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf, explique : "Nous avons mesuré chaque particule sous 2 000 angles différents".
La méthode passe par des rayons X qui montrent l'organisation des atomes dans un matériau. Les scientifiques ont reconstruit la structure interne de chaque fragment sans le détruire pour distinguer les différentes formes d'oxyde d'uranium cachées dans ces poussières.
La surprise, c'est le combustible lui-même puisque sa structure cristalline a très peu évolué après quatre décennies dans l'environnement. Ce sont donc plusieurs particules qui ont gardé enfermés les produits radioactifs dans leur structure au lieu de les relâcher rapidement dans les sols et les eaux.
Une stabilité qui limite donc leur dispersion. Les débris les plus persistants libéreront leurs radionucléides plus tard. Tobias Weissenborn, physicien à l'université Leibniz de Hanovre, rappelle que "chaque particule possède une structure différente".