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Test du Ninja CREAMi Scoop & Swirl : j’étais sceptique face à cette machine à glace, voici pourquoi j’ai changé d’avis
Bon, j’étais réticent avant de démarrer ce test. À Nantes, on a La Fraiseraie, un excellent glacier, et l’idée de fabriquer mes glaces à la maison avec une machine me semblait un peu gadget. Et surtout, ma cuisine est remplie de robots. Bref.
C’est la première fois que je teste ce genre de produit, et c’est peu dire que la Ninja CREAMi Scoop & Swirl partait avec un a priori à remonter. Après le succès de la CREAMi Deluxe, devenue une star des réseaux sociaux, Ninja décline sa recette avec une nouveauté de taille : un distributeur de glace à l’italienne intégré. Et comme je suis un grand amateur de glace à l’italienne, autant dire que la machine jouait à domicile.
Commençons par le point qui fâche. La Scoop & Swirl est massive. Avec ses 44,5 cm de hauteur, ses 48,5 cm de profondeur et ses 9,45 kg sur la balance, elle occupe grosso modo la place d’un petit micro-ondes. Chez moi, il a fallu réorganiser le plan de travail, et je n’ai même pas de place pour un emplacement définitif, je vous conseille de vérifier vos mesures avant l’achat. Ce n’est pas une machine qu’on range dans un placard entre deux utilisations.
Une fois installée, difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur la conception. La finition est propre, l’ensemble est stable et ne vibre pas pendant les cycles, et le panneau de commande se comprend en quelques minutes. La grande nouveauté par rapport à la Deluxe, c’est ce bras de distribution sur le côté gauche : on y visse le pot fraîchement mixé, on tire la poignée, et la glace à l’italienne sort par une buse en étoile, directement dans le cornet. L’effet est franchement réussi, et les enfants adorent le spectacle.
Côté entretien, bonne surprise, toutes les pièces amovibles, pots compris, passent au lave-vaisselle. Seule la base motorisée se contente d’un coup d’éponge humide, comme n’importe quel robot de cuisine. Il y a certes pas mal d’éléments à démonter, dont le couvercle de distribution et ses joints en silicone qu’il faut retirer de temps en temps pour un nettoyage en profondeur, mais la routine s’installe vite. En quelques utilisations, le montage et le démontage deviennent des automatismes.
Un conseil tiré de l’expérience : rincez le pot et les lames juste après le service. La glace résiduelle sèche vite et se loge dans les recoins de la buse de distribution, et un rinçage immédiat vous évite de frotter plus tard. Autre habitude à prendre, le plateau d’égouttage sous le bras de distribution se vide et se rince à chaque session, sous peine de retrouver une petite flaque collante le lendemain.
Sur la durabilité, Ninja couvre l’appareil avec une garantie constructeur de 2 ans. Les pots Swirl et les lames Creamerizer sont vendus séparément en pièces détachées, ce qui est appréciable : un pot fêlé ou une lame émoussée ne condamne pas la machine. Vu le prix de l’ensemble, c’est un point qui compte.
Contrairement à une sorbetière classique, la Scoop & Swirl ne turbine pas une préparation liquide en la refroidissant.
Le principe est inverse : vous préparez votre base (un mélange de lait végétal, de crème et de sucre par exemple), vous la versez dans un pot, et vous la congelez 24 heures jusqu’à obtenir un bloc dur comme de la pierre.
La machine descend alors ses lames Creamerizer dans ce bloc en le rabotant finement, couche par couche, pour le transformer en une texture lisse et crémeuse en quelques minutes.