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Actualité : DAS trop élevé : l’ANFR épingle ce smartphone Nothing et demande son retrait
L'ANFR demande le retrait du marché d'un smarphone très populaire de Nothing. Elle reproche au Phone (3a) son DAS trop élevé au regard des normes hexagonales.
© Les Numériques - DAS trop élevé : l’ANFR épingle ce smartphone Nothing et demande son retrait
L’Agence nationale des fréquences (ANFR) veille au grain. Comme elle le fait assez régulièrement, elle épingle des appareils qui ne respectent pas certaines normes propres au marché hexagonal. L’autorité a ainsi demandé, l’an dernier, le retrait de modèles signés Ulefone et Oukitel, en raison de leur DAS trop élevé. Ces marques à petit prix, vendues essentiellement sur des plateformes en ligne, ne sont pas les seules à commercialiser des terminaux au débit d’absorption spécifique (c’est-à-dire la quantité d’énergie électromagnétique absorbée par le corps humain lors de l’utilisation d’un téléphone portable) trop élevé au regard de la législation française.
Passons rapidement sur le cas des AGM Note N1, Doogee N55 Plus et Infinix Smart 9, modèles réservés effectivement aux plateformes en ligne, positionnés en entrée de gamme et vendus à tout petit prix, pour nous concentrer sur un fabricant ayant bien davantage pignon sur rue en France : Nothing. Le Phone (3a) du fabricant londonien, annoncé au printemps 2025 (et testé par Les Numériques dans la foulée), accuse un DAS “membre” (c’est-à-dire au contact de la peau, par exemple dans la paume de la main) de 4,32 W/kg, alors que la limite légale s’établit à 4 W/kg dans l’Hexagone.
La publication de l’ANFR fait suite à sa “mise en demeure [de la marque]de prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin aux non-conformités constatées sur les équipements actuellement sur le marché ainsi que ceux déjà commercialisés”, par le biais d’une mise à jour corrective, destinée à diminuer la puissance d’émission.
L’ANFR recommande aux propriétaires d’un Phone (3a) (ou de l’un des modèles des marques également citées) de “se rapprocher de leur point de vente” pour définir avec lui les modalités de reprise de leur appareil. L’agence précise que ”les distributeurs doivent prendre les mesures de retrait et de rappel de leur propre initiative en cas d’inaction du fabricant”.
Ajoutons que l’ANFR mentionne également un smartphone très populaire, le Galaxy A55 de Samsung, dont elle relève notamment ”le défaut de marquage CE”. Ce smartphone, qui ”n’aurait jamais dû être mis sur le marché en France” selon ses termes, est en réalité une version internationale de l’appareil commercialisée non pas par Samsung, mais par le revendeur Valex, cité par l’ANFR. Votre Galaxy A55 acheté par les canaux classiques (revendeurs et opérateurs) n’est donc pas concerné par les mesures annoncées par l’agence.
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