// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Ce requin cache un étonnant secret : à quoi lui sert son « projecteur » naturel ?
Dans les profondeurs obscures de l’océan Austral, là où la glace, la pression et le froid semblent interdire toute surprise, une silhouette inattendue est apparue face à une caméra scientifique. Une rencontre rare, presque improbable, qui rappelle combien les abysses antarctiques restent encore largement inexplorés.... Lire la suite
Une nouvelle espèce de requin vient d'être identifiée dans les eaux de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sa particularité ? Comme les autres rares « requins marcheurs », il utilise ses nageoires pour se déplacer sur les récifs peu profonds, une adaptation étonnante qui intrigue les scientifiques.... Lire la suite
Dans les profondeurs océaniques, produire sa propre lumière peut sembler risqué. Pourtant, la bioluminescence constitue un précieux outil de survie pour de nombreuses espèces. Chez le plus grand vertébré lumineux connu, elle pourrait même remplir une fonction inattendue.
Le squale liche (Dalatias licha) évolue dans la pénombre des grandes profondeurs. Comme de nombreux animaux marins, il produit une lumière bleu-vert. Jusqu'ici, les chercheurs pensaient que cette bioluminescence lui permettait surtout de pratiquer la « contre-illumination ». En éclairant son ventre, l'animal efface sa silhouette lorsqu'il est observé depuis le dessous.
Dans les profondeurs obscures de l’océan Austral, là où la glace, la pression et le froid semblent interdire toute surprise, une silhouette inattendue est apparue face à une caméra scientifique. Une rencontre rare, presque improbable, qui rappelle combien les abysses antarctiques restent encore largement inexplorés.... Lire la suite
Mais une équipe dirigée par Julien Claes, de l'Université catholique de Louvain, a découvert une anomalie. En étudiant huit individus capturés accidentellement au large de la Nouvelle-Zélande, les scientifiques ont constaté que leur lumière ne se dirigeait pas uniquement vers le bas. Elle se diffusait aussi largement sur les côtés, surtout au niveau du nez, des mâchoires et des nageoires pectorales.
La bioluminescence du squale liche ne se limite pas à son ventre : sa lumière bleu-vert se diffuse aussi sur les côtés, une particularité qui intrigue les chercheurs. © Claes et al., iScience, 2026
Cette émission latérale pourrait agir comme un projecteur biologique, suggèrent les chercheurs dans iScience. Elle éclairerait l'environnement proche du requin et l'aiderait à détecter ses proies dans l'obscurité, tout en conservant l'effet de camouflage de la lumière ventrale.
L'hypothèse intrigue d'autant plus que le squale liche est un nageur très lent, alors qu'il chasse notamment des céphalopodes et des poissons rapides. Sa bioluminescence pourrait ainsi favoriser une approche furtive.
Une nouvelle espèce de requin vient d'être identifiée dans les eaux de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sa particularité ? Comme les autres rares « requins marcheurs », il utilise ses nageoires pour se déplacer sur les récifs peu profonds, une adaptation étonnante qui intrigue les scientifiques.... Lire la suite